La «dream team» du duo Yazami / Boussouf est au cœur de nombreuses discussions passionnées. Chacun y va de son appréciation. C’est étrange, les rangs des mécontents ne cesse de gonfler et la température monte, monte,…

Qu’est ce qui se dit dans les chaumières, au coin du feu ? Ce qui émerge, c’est une profonde amertume sur fond de déceptions. «Comment voulez-vous rester de marbre face à une telle mascarade ? Aucun équilibre n’a été respecté. C’est une honte !» lâche en bloc un membre d’une «amicale» basée dans le Sud est de la France. Ce militant de la première heure en a «gros sur la patate». «Après un ministère sans budget, on nous sert un Conseil sans âme, sans contenu et pour sceller le tout avec des individus qui se sont servis du Maroc pour mieux le desservir» poursuit-il.

Autre pomme de discorde, les répartitions géographiques, sociodémographiques, socioéconomiques,…ainsi que sur le respect de la parité. Sur ce dernier point, elles sont 9 à figurer (pour le moment) sur les 37 sièges alors que la diaspora est composée de 50% de femmes. Soit dit en passant, les «dames» sont mieux loties que les entrepreneurs qui ne comptent qu’un seul…représentant, à l'heure où le Maroc officiel parle d' « acteurs de la diplomatie économique ». Un «oubli» qu’apprécieront certainement les millions de MRE qui, depuis des décennies, injectent des milliards de dirhams en devise jouant ainsi un rôle pour le développement du Maroc et pour le maintien du tissu social et l’équilibre socioéconomique.

Du côté des profils, les personnes issues de l'émigration estudiantine se taillent la part du lion avec plus de 50% des «fauteuils» disponibles. Pas mal comme perf’ ! Malheureusement, une ombre vient ternir le tableau : la diaspora est à plus de 90 % ouvrière. On fait mieux en terme de représentativité, non ? A moins que les architectes du château de cartes aient privilégié la «qualité à la quantité», à savoir recruter l’excellence. D’une part, si tel est le cas, ils devraient l’assumer en communiquant, d’autre part, après l’uppercut, c’est un «direct» qui envoie au tapis des millions de bons citoyens, disciplinés et fidèles.

Continuons l’itinéraire avec au programme la répartition géographique. Elle met en relief un déséquilibre à faire pâlir n’importe quelle personne censée et raisonnée. Les aberrations sont multiples, ce qui rend le choix délicat. On ne citera que la Belgique et ses 3 représentants (alors que la communauté marocaine s’élève officiellement à environ 400 000 personnes) dont un certain Abdellah Boussouf, le SG du Conseil qui essuie déjà de nombreuses critiques de la part de membres de la communauté marocaine en Belgique. « Sa nomination sur le quota belge est justifiée par un tout récent poste de Directeur du Centre Euro-islamique pour la culture et le dialogue, basé à Charleroi, et dont la représentativité prête à caution. Pour nous cet homme doit être comptabilisé sur le quota français au vu des ses activités professionnelles et associatives à Strasbourg. » câble un acteur associatif marocain en Belgique.

Pour donner plus d’arôme à la «soupe» servie aux MRE, il est bon de savoir que la Libye n'a pas de représentant alors que ce pays compte près de 120 000 marocains. Nous avons reçu également des remarques de marocains en Europe centrale et de l'est qui regrettent l'absence de représentants pour cette région. Qui sait, les marocains d'Asie ou encore de l'Océanie pourraient rejoindre le rang des contestataires ?

 
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