Comme on l’a trop souvent observé dans l’Histoire, le centrisme autoritaire aboutit au pire. Celui de Macron est en train de tourner au cauchemar.

De bricolages en renoncements, d’improvisations en mensonges, les décisions politiques ont perdu tout lien avec la réalité de la pandémie et, pire encore, de la société française. La République n’est maintenant plus « une et indivisible », elle n’est plus qu’un champ d’expérimentations sociales basées sur des chapelets de stigmatisations.

C’est ainsi qu’on stigmatise les soignants : jadis héros, ils sont maintenant accusés sans vergogne de propager la maladie alors même que ceux qui les accusent étaient les premiers à les forcer à travailler alors qu’ils étaient infectés.

C’est ainsi qu’on stigmatise les commerçants qu’on veut maintenant embrigader dans la vérification des pass sanitaires : est-ce vraiment leur rôle de vérifier les données de santé de leurs clients ? Plus à propos, sont-ils criminels de ne pas vouloir jouer ce rôle inquisitorial ? Est-ce raisonnable et proportionnel de les menacer d’amendes prohibitives et de prison ?

C’est ainsi qu’on stigmatise les enfants non-vaccinés, alors qu’ils ne courent aucun risque.

En quelques semaines, le discours officiel a bien évolué : on est ainsi passé d’un discours logique où il s’agissait d’aplatir la courbe des malades et des morts de mars 2020 (rappelez-vous : quinze jours à trois semaines de confinements, et ce serait bon), à aplatir la gueule des non-vaccinés en juillet 2021, en commençant d’abord par leur pourrir la vie. La tolérance dont se gargarisent certains ne s’appliquent plus à ces réfractaires préalablement déshumanisés à coups d’anathèmes et d’épithètes lourds de sens, « ploucs émissaires » tout désignés pour la vindicte populaire et ses deux minutes de haine facile


En pratique, si le but était encore d’éviter l’engorgement des unités de réanimation, sachez que tout ce qui a été mobilisé financièrement depuis mars 2020 aurait permis de construire, équiper et staffer des dizaines d’hôpitaux. Or, il n’en a rien été.

Difficile aussi de trouver la logique dans cet acharnement sur les non-vaccinés. On menace les 50 % de jeunes non-vaccinés (non-testés) de prison pour un verre en terrasse pour éviter l’engorgement des urgences et des unités de réanimation. Mais par qui seraient-elles saturées, lorsque plus des trois quarts des personnes à risques de formes graves sont vaccinées (aujourd’hui 18 juillet, 85 % des plus de 65 ans ont reçu au moins une dose) ?

Le summum de l’absurde est atteint quand on voit que certains proposent même négligemment des camps de détention pour malades – on se rappellera d’ailleurs que les vaccins n’empêchent pas de contracter le Covid, les vaccinés apprécieront :
L’ancien ministre de la santé Douste Blazy propose d’enfermer les personnes positives de manière « coercitive et obligatoire » dans des gymnases. Il suggère donc d’entasser des malades dans des bâtiments froids et lugubres, c’est de la médecine chinoise ?pic.twitter.com/Tin5mVRgON— Carėne Tardy (@Carene1984) July 14, 2021
Tout ceci n’a plus rien à voir avec la maladie ni avec un vaccin. Depuis le 12 juillet dernier, le vaccin n’est plus le sujet. Être pour ou contre le vaccin est maintenant sans aucune importance.

On est en droit de s’inquiéter de ce que le pass sanitaire fournit une excuse pour imposer un moyen technique de contrôler le peuple, de contrôler chaque individu dans ses allées et venues, dans ses fréquentations, ses occupations et, dans les prochaines étapes, dans son comportement social puis ses opinions politiques.

Bientôt, avec ce pass, l’État saura où vous êtes et avec qui, ce que vous faites et avec qui. À n’importe quel moment, il pourra choisir que vos activités ne sont pas conformes à ce qu’il attend de vous, que vos fréquentations sont indésirables à la République et ses propres desseins, et il prendra alors les dispositions qui s’imposent pour vous exclure du champ social. Il sera alors trop tard : vous ne pourrez vous y opposer car vous aurez laissé faire.

L’introduction du pass sanitaire est une abomination liberticide qui ne peut conduire qu’au pire contrôle social total. Et non, il n’y aura aucun garde-fou institutionnel. Ceux qui vous assurent l’inverse mentent comme ils ont déjà menti encore et encore depuis plus d’un an.

Il n’y aura qu’un seul garde-fou : le peuple lui-même.

Français, vous êtes en train de vous faire marcher sur la gueule par ceux qui vous ont menti de façon prouvable depuis des années et qui n’ont jamais eu votre intérêt à cœur. Ce que vous avez de plus précieux, la liberté, est en train d’être débitée en petites tranches fines pour un objectif qui n’a plus rien de sanitaire et dont le but ultime est votre contrôle. Non, se faire scanner pour boire un café ou manger un morceau n’est pas un contrat social, c’est une abjecte soumission.

Français, vous devez dire non. Non à ce dispositif, non à cette dérive sociale, non à la pression du groupe qui entend dicter à votre place ce qui est bon pour vous.

Français, vous êtes nombreux à ne pas vouloir de cette société du contrôle permanent, quel qu’en soit le motif, toujours présenté comme altruiste, comme tout enfer toujours pavé de bonnes intentions.

Français, vous n’êtes seuls que parce que les médias et les politiciens refusent de vous montrer, de vous écouter. Arrêtez de croire tous les organes du pouvoir, tous stipendiés par l’État, qui vous présentent comme ultra-minoritaires : non, les Français ne veulent pas se faire pister sans arrêt. Arrêtez de croire cette propagande qui amalgame ceux qui veulent rester libres avec les complotistes, les antivax et bientôt, à coup sûr, les extrémistes puis les terroristes.

Français, non, vous n’êtes pas seuls.
Vous avez peur de vous faire ostraciser parce que vous vous exprimez ? Si vous ne vous exprimez pas, c’est ce qui arrivera de toute façon.

N’ayez pas peur : le pouvoir ne tient que sur l’illusion de votre isolement, de votre petit nombre, de votre soumission volontaire.

Restez calmes. Organisez-vous. Tenez-vous prêts.
« Le fascisme, c’est le mépris. Inversement, toute forme de mépris en politique prépare ou instaure le fascisme. » – Albert Camus






 
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