Jean-François Malherbe, mon professeur de philosophie et d'éthique nous disait que la société est gravement malade et que pour devenir sujet, l'être humain est appelé à s'affranchir de 3 mythes principaux qui affectent notre culture :
  • La chématite (mythe que « l’argent travaille »)
  • La chronite (mythe que « le temps est de l’argent »)
  • L’hypocritite (notre impuissance à penser ou « interdit de penser »)
L’être humain est donc triplement malade car il renie sa propre spiritualité qui n’est autre que le rapport qu’il s’autorise à sa propre transcendance. Alors que l’objet est immanent à lui-même, le sujet est une éternelle boîte à surprises qui s’échappe toujours à lui-même.

L’éthique consiste donc à devenir sujet de notre existence plutôt que d’être « le pantin » ou « l’objet » des circonstances, des manipulations d’autrui ou du système. Il s’agit d’assumer notre humaine condition – notre solitude, notre finitude et notre incertitude radicale – à vivre notre vie comme ouverture active et harmonieuse à notre propre transcendance.

Merci à lui et à son œuvre. Une manière de lui rendre hommage, consiste pour moi, à utiliser et partager les précieux outils qu'il a puisé aux sources de notre culture et philosophies occidentales car leur profondeur et leur ancrage historique nous permet d'apercevoir et de s'approprier petit à petit notre héritage, guidé par les balises introspectives de l'éthique qu'il nous propose.

En effet, la crises systémique qui nous affecte toutes et tous, un peu plus consciemment depuis un peu plus d'une année, n'est qu'une résultante dont les fondements étaient conscient chez de nombreuses personnes depuis bien longtemps...



 
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