Ne pas nuire dans cette Italie rongée par la corruption des partis politiques est un rêve pieux, une douce utopie car cette classe politique composée du Parti Démocrate un ersatz de gauche caviar, de Forza Italia de Berlusconi l'affairiste, la Ligue de Matteo Salvini le populiste raciste et de Fratelli d'Italia de Giorgia Meloni une illuminée qui rêve d'un retour au fascisme, totalisent à eux 4, près de 20% des élus mis en examen pour corruption, détournements de fonds publics et de collusion avec la mafia.

Aujourd'hui j'avais prévu de parler de tout à fait autre chose. Je voulais aborder le thème de la vie hors du système, comment la planifier, comment s'organiser et comment la réaliser car compte tenu de la dérive autoritaire vers laquelle nos élites veulent entraîner l'humanité, ce sujet est plus d'actualité que jamais. Je vous dirai tout ça demain.

Je vais vous parler de ce qui se passe en Italie car les médias ne disant que les choses qui les arrangent pour nous maintenir dans l'ignorance et tenter d'entretenir la fable de la démocratie, ne nous diront pas ce qui suit.

Vous le savez sans doute, l'Italie n'a plus de gouvernement car Matteo Renzi, le leader d'Italia Viva, un groupuscule de "gauche" ne pesant pas plus d'1% des électeurs, ancien et éphémère Premier Ministre ayant tout raté, a décidé pour d'obscures raisons de ne plus soutenir le gouvernement Conte, l'obligeant à remettre sa démission au Président.

Alors le sujet serait banal et ne mériterait pas un article s'il n'y avait pas derrière cette triste histoire, matière à réflexion et un enseignement à tirer pour nous Français.

Un peu d'Histoire. L'Italie ayant été l'alliée de l'Allemagne a perdu la guerre et son territoire est depuis, occupé par 107 bases militaires américaines. En 1947, un référendum a été organisé demandant aux Italiens s'ils souhaitaient vivre dans une monarchie ou une république. Ayant fait le choix de la république, le 27 décembre 1947, la Constitution a été promulguée. Constitution rédigée sous contrôle américain et ayant pour résultat une instabilité politique chronique car c'est un régime de partis. Soixante six gouvernements en 75 ans ! Donc un Etat faible, des institutions fragiles où les luttes pour le pouvoir sont incessantes car l'accès à l'argent est le moteur principal.

Pour la première fois en 75 ans, l'Italie s'était dotée d'un gouvernement réellement représentatif car après que les électeurs aient réduit l'influence des partis traditionnels corrompus, un mouvement citoyen est arrivé en tête des élections législatives et a donc pu constituer un gouvernement avec un Premier Ministre venant de la société civile, enseignant universitaire et avocat, Mr Giuseppe Conte. Un Premier Ministre intègre et honnête ayant le taux de popularité le plus élevé qu'on ait jamais vu et un pays gouverné comme il ne l'a jamais été.

Matteo Renzi, l'ancien Premier Ministre est fils de banquier, un banquier véreux condamné pour banqueroute frauduleuse. De mauvaises racines ne peuvent pas donner de bons fruits.

Ayant complètement échoué dans tout ce qu'il a entrepris, Renzi, un homme du Deep State, a été obligé de démissionner après que les Italiens appelés à se prononcer par référendum, aient rejeté la modification de la Constitution qu'il leur avait proposé.

Mais avant de quitter son poste, prévoyant la victoire écrasante du Mouvement citoyen 5 Etoiles, il a fait voter dans l'urgence une loi électorale scélérate pour favoriser l'instabilité politique et pour éviter que le M5* ne puisse gouverner seul.

Et ceci explique pourquoi ce Mouvement a été obligé de signer malgré lui, des contrats de gouvernement d'abord avec Salvini et ensuite avec le Parti Démocrate. Parti Démocrate que Renzi a divisé pour créer son groupuscule Italia Viva réunissant 18 députés, devenus soudain indispensables, pour garantir la majorité du gouvernement Conte. Machiavélique.

Or, en politique comme en médecine un principe devrait s'appliquer : Primum non nocere. D'abord ne pas nuire.

Ne pas nuire dans cette Italie rongée par la corruption des partis politiques est un rêve pieux, une douce utopie car cette classe politique composée du Parti Démocrate un ersatz de gauche caviar, de Forza Italia de Berlusconi l'affairiste, de Matteo Salvini le populiste raciste et de Giorgia Meloni une illuminée qui rêve d'un retour au fascisme, totalisent à eux 4, près de 20% d'élus mis en examen pour corruption, détournements de fonds publics et de collusion avec la mafia.

Voilà contre qui le populaire Giuseppe Conte a du lutter depuis le début de son mandat. Au milieu de ces prédateurs il a fait figure de Petit Poucet car n'ayant pas d'expérience politique et n'étant pas formé pour affronter des hyènes, il a quand même réussit à reduire le nombre de parlementaires au Sénat et à la Chambre des députés et réorganiser la justice pour la rendre plus efficace contre la corruption et la mafia. Ce qui n'arrange pas les affaires de Matteo Renzi ni de l'autre Matteo Salvini, accusé d'avoir détourné à son profit 47 millions d'euros...

Deux semaines avant le vote d'une nouvelle loi renforçant le pouvoir de la justice, Matteo Renzi prétextant des désaccords de fond sur la gestion économique, a décidé de faire tomber le gouvernement...

Matteo Renzi tout comme son alter ego d'extême droite Matteo Salvini sont deux serviteurs du Deep State car ils ont les mêmes financiers, les mêmes sources d'argent, les mêmes sponsors : l'oligarchie bancaire et financière.

Deux bateleurs de foire capables de vendre père et mère pour arriver à leurs fins. Coupables et responsables des lois les plus antisociales qu'on puisse imaginer, ils continuent à tromper le peuple en lui faisant croire qu'ils ne se préoccupent que de son bien être, de l'avenir de ses enfants et du pays, des familles et du travail pour tous.

Je me retiens de vomir chaque fois que je les entends car ils sont les deux faces d'une même médaille : des démagogues, des imposteurs, des malhonnêtes, deux Judas.


Et comment cette conjuration des Judas pourrait comprendre que la fonction de la politique c'est d'abord Primum non nocere, D'abord ne pas nuire ?

Et comment face à ces prédateurs, face à ces hyènes, un homme intègre comme Giuseppe Conte pourrait survivre ?

Pauvre Italie...

Eric Montana
Journaliste




 
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