Les ministres de l’Intérieur de l’Union européenne se sont réunis jeudi à Bruxelles pour parler migration. L’occasion pour le commissaire européen à la Migration, aux affaires intérieures et à la citoyenneté, Dimitris Avramopoulos d’affirmer que «l’Espagne n’est pas seule et ne le sera jamais». 

«L’Union européenne la soutient politiquement, financièrement et opérationnellement», a assuré Dimitris Avramopoulos, cité par le journal El Espanol. Ce dernier rapporte aussi que pour le cas du Maroc, «la dernière idée proposée par l’exécutif européen pour mettre fin à la pression migratoire sur l’Espagne est de réactiver les négociations en vue de la signature» d’une ancienne proposition. 

Il s’agit, toujours selon El Espanol, d’un «accord entre l’UE et le Maroc pour la réadmissions des irréguliers, qui serait complété par des pactes facilitant l’octroi de visas aux Marocains et l’immigration régulière». «Loin d’être une initiative nouvelle, c’est une saga sans fin», rappelle El Espanol, qui note que cette proposition remonte à l’an 2000. «Bien que sa conclusion imminente ait été annoncée à plusieurs reprises au cours des dix-neuf dernières années, la vérité est qu’il est toujours bloqué», enchaîne-t-il. 

Son principal obstacle serait l’obligation de réadmettre non seulement les ressortissants marocains, mais également tous les Nord-Africains et les Subsahariens qui entrent clandestinement en Espagne via le Maroc. «Une condition que les autorités marocaines jugent inacceptable» poursuit le site d’information, rappelant que «l’Espagne a déjà signé son propre accord de réadmission avec Rabat».







 
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