Des données pour le moins inquiétantes viennent d’être dévoilées par un rapport du British Medical Journal. La migration des médecins et des cadres de la santé à l’étranger coûterait au Maroc entre 0,10 et 0,25% du Produit intérieur brut (PIB). Autrement dit, une perte qui oscille entre de 1,1 milliard de dirhams à 2,767 milliards de dirhams.

La migration des cadres médicaux augmente le risque de mortalité des mères et des enfants de moins de 5 ans, indique Al Massae dans son édition du lundi 13 janvier 2020 en se référant au rapport du magazine britannique British Medical Journal (BMJ).

La même source indique que les pertes financières pour l’Etat sont énormes au vu des coûts de l’éducation et de la formation des médecins. Une déperdition énorme qui profite aux pays à revenus élevés.
En quête de meilleures conditions de travail

Le secrétaire général du syndicat indépendant des médecins du secteur public (SIMSP), El Mountadar Alaoui, a considéré que la problématique de la migration des médecins est devenue très inquiétante en précisant qu’entre 7.000 et 8.000 médecins ont migré vers la France sans compter ceux qui ont choisi d’autres pays de l’Union européenne ou les Etats-Unis à la recherche de meilleures conditions de travail.

Cette tendance est plus forte chez les médecins du secteur public du fait de la dégradation des conditions du travail du système de santé dans son ensemble.

Le journal note par ailleurs l’absence de réactivité de la part de la tutelle pour résoudre ces problèmes, alors que le manque de médecins est estimé à 32.000 et celui des infirmiers à 67.000 par le ministère de la Santé.

Enfin, El Mountadar Alaoui tire la sonnette d’alarme sur un autre phénomène qui ne fait qu’empirer la situation à savoir les démissions collectives. Dans ce cadre, il a révélé que 1300 médecins ont présenté leur démission du secteur public.






 
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