Accrochez-vous, ça va remuer ! La Nature semble avoir bien des choses à dire et elle ne s'en prive pas. Si les conditions météorologiques extrêmes se sont déjà bien exprimées durant le mois d'octobre, celles du mois de novembre ont été encore plus signifiantes.


Eta, la plus grosse tempête d'une saison comportant un nombre d'ouragans record, a d'abord dévasté l'Amérique centrale et certaines parties des Caraïbes avant d'entraîner des pluies diluviennes et des inondations dans certaines parties du sud-est du Mexique et des États-Unis.

En Amérique centrale, les cultures agricoles et les abris nécessaires aux populations pour travailler la terre ont disparu sans laisser de traces. Dans les pays les plus touchés, le Nicaragua, le Honduras et le Guatemala, quatre-vingt-dix personnes sont mortes, cent treize sont toujours portées disparues et deux cent dix mille ont été évacuées de leurs foyers.

Alors même qu'elle était encore sous le choc des ravages causés par l'ouragan Eta, l'arrivée de l'ouragan Iota a déversé sur la région des inondations torrentielles et emporté jusque dans les rues des toitures entières, et provoqué en Amérique centrale et dans les Caraïbes la mort d'au moins neuf personnes. Environ cent mille Nicaraguayens et Honduriens ont été évacués de leurs foyers.

Le Brésil a lui aussi été sévèrement touché ce mois-ci, avec des inondations sans précédent, des chutes de températures record, des tempêtes de grêle qui ont entraîné d'importantes pertes agricoles et endommagé les infrastructures et une série de boules de feu météoriques.

À l'autre bout du monde, les violentes précipitations pluvieuses générées par la tempête Etau ont provoqué des glissements de terrain et de graves inondations dans les provinces centrales du Vietnam. Les tempêtes successives qui ont frappé cette région depuis le mois dernier ont sans discontinuer déversé des pluies torrentielles et entraîné un cortège d'inondations généralisées et de glissements de terrain. Au moins deux cent trente-cinq personnes sont mortes ou portées disparues, et des milliers de maisons ont été inondées.

Le typhon Goni, une autre tempête d'envergure, a fait souffler sur les Philippines des vents destructeurs et déclenché des précipitations pluvieuses dévastatrices provoquant des inondations et des glissements de terrain qui ont affecté plus de dix-neuf millions de personnes. En outre, la région du nord-est a dans la foulée été frappée par une autre tempête dont le bilan fait état d'au moins treize morts, quinze disparus et deux cent mille personnes évacuées. Dans la région métropolitaine de Manille et les provinces voisines, 1,9 million de foyers étaient privés d'électricité. En plus des pluies torrentielles, un tremblement de terre de magnitude 6,1 a frappé Mindanao, la deuxième plus grande île des Philippines, sans toutefois entraîner de pertes humaines ni de dégâts.

Après avoir au cours des dernières années suivi ces événements, l'augmentation spectaculaire dans le monde entier de ces précipitations pluvieuses est désormais manifeste. Si les températures dans les couches supérieures de l'atmosphère continuent à baisser, cette quantité d'eau pourrait bientôt se traduire par des chutes de neige vraiment massives, ce qui causerait encore plus de dégâts aux cultures agricoles, au bétail et aux infrastructures essentielles.

Puisqu'on parle de neige, les records de froid et de neige ont dans certaines régions des États-Unis, du Canada, de la Chine, de la Russie et du Moyen-Orient à nouveau été battus. Les températures de plus en plus froides ont un impact significatif sur des millions de personnes dans le monde, et nous devons nous poser la question de savoir si nous ne serions pas déjà confrontés aux premiers signes d'une nouvelle ère glaciaire. Si c'est le cas, nous pourrions tous payer un lourd tribut pour avoir été distrait par « l'ennemi invisible » qui fait la Une depuis quasiment le début de l'année.

Les météorites et autres boules de feu cosmiques se sont ce mois-ci encore manifesté avec éclat. Il semble raisonnable de considérer que l'indéniable augmentation du nombre de ces roches spatiales aux abords de la planète et le chaos des affaires humaines qui règne sur cette dernière ne sont pas une coïncidence. Peut-être devrions-nous commencer à prêter attention aux « intentions cosmiques » plutôt qu'aux machinations tyranniques de nos pitoyables dirigeants politiques.



 
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