Le Centre Euro-Méditerranéen Migration et Développement (EMCEMO) tient à préciser, au nom de ses partisans et plus particulièrement au nom des Néerlandais d’origine marocaine, qu’après le jugement rendu par la cour de justice aujourd’hui, qu’il est à la fois satisfait et déçu. Satisfait parce que Geert Wilders a été condamné en appel pour « insulte collective « contre les Marocains. Déçu par ce que les charges « d’incitation à la haine et à la discrimination » qui pesait sur lui ont été abandonné. Par ailleurs, la Cour d’appel n’a prononcé aucune peine contre Geert Wilders.

Pour rappel, le candidat du Parti pour la liberté (PVV) a, en mars 2014, au cours d’un meeting électorale à la Haye demandé à ses partisans s’ils souhaitaient « plus ou moins de Marocains ». Ces derniers avaient alors scandé « moins, moins ». 

Les Néerlandais d’origine marocaine ont fait confiance à la justice Néerlandaise et continueront toujours de le faire, même si aujourd’hui, il y a un sentiment de déception car Geert Wilders a été acquitté des charges qui pesaient sur lui « incitation à la haine et discrimination ». 

Malgré l’explication des raisons pour lesquelles la cour d’appel a prononcé un acquittement pour « incitation à la haine et discrimination », Emcemo est d’avis que Wilders est tout à fait conscient des conséquences possibles de ses actes. De plus, cet acquittement ignore la loi, notamment la jurisprudence de la Cour suprême sur ce point. 

Emcemo déplore que la Cour d’appel n’impose pas de sanction à Geert Wilders et que la prise en compte des circonstances personnelles « particulières » à cet égard créée un avantage pour le fondateur de Wilders qu’il ne mérite pas. En premier instance, le fondateur du PVV avait été condamné à la fois pour insulte collective et incitation à la haine. Il avait alors dénoncé un procès qu’il jugé de « politique » et fait appel de la décision. 

Comme de nombreux racistes et populistes, Wilders invoque le droit à la liberté d’expression et il est clair que la cour d’appel pense différemment ; ce droit fondamental ne doit jamais être employé de façon abusive pour répandre la haine et notamment pour monter différents groupes de population les uns contre les autres. 

Emcemo s’engage à poursuivre les discussions avec les autres organisations de défense des droits de l’homme et engager contre la haine afin de prendre des mesures communes et de définir une stratégie pour que les comportements racistes de Wilders et du PVV ne se reproduisent pas à l’approche des élections parlementaires de 2021. 

Abdou Menebhi

 
Top