Quand l'équipe de Charlie a été assassinée par les frères Kouachi, j'ai naturellement été choqué et attristé par cet acte criminel. Mais en même temps et compte tenu de ce qu'avait fait Philippe Val de ce journal, le transformant en organe de propagande contre l'Islam et les Musulmans, insultant à longueur de parution la foi d'1 milliard et demi de croyants, j'avais bien compris qu'on n'était plus dans le cadre de la liberté d'expression ou de la "liberté de la presse" mais dans une démarche politique vicieuse et dangereuse pour la paix civile.

A titre personnel je n'aurais pas dépensé 1 kopeck pour lire ce torchon car il va à l'encontre de ma conception du journalisme, de l'éthique, de la moralité et de la justice. Ce journal ne survivait d'ailleurs qu'à grand peine tant son contenu était médiocre, attesté par son faible volume de ventes.

Dirigé par Philippe Val qui l'avait d'ailleurs racheté avec on ne sait quel argent, puis revendu pour une poignée de cerises, Charlie Hebdo ne faisait pas de l'information mais se prétendait être un organe de presse "satirique". Dommage que la "satire" visait toujours les mêmes... Charlie n'aurait jamais osé dire un quart de ce qu'il disait contre la communauté organisée... 

Pour ma part, je reste dubitatif sur cet attentat supposé comme je le suis pour le Bataclan et l'Hypercacher. Trop de zones d'ombre, trop d'anomalies, trop de questions sans réponses pour que l'on puisse croire à la version officielle. Puis, des connexions suspectes entre indics d'extrême droite sioniste qui fournissent les armes à ces "terroristes" amateurs, c'est plus qu'il n'en faut pour avaler cette triste fable sans se poser des questions.

Et puis cerise sur le gâteau, l'exploitation politique et médiatique qui a été faite de ce tragique événement, réunissant les dirigeants de la planète entière à Paris, dans cette marche ubuesque où le criminel Nethanyahu était en première ligne auprès du président Hollande pour dénoncer le supposé "terrorisme islamiste". La goutte d'eau qui a fait déborder le vase de mes doutes.

La liberté de la presse ce n'est pas la liberté d'insulter ou de blesser la foi de quiconque. La liberté d'expression ne doit pas servir à inciter à la violence et au racisme. La liberté d'informer ce n'est pas mentir et manipuler l'opinion publique.

Or, Charlie Hebdo abusait de cette liberté pour faire tout ce que le vrai journalisme interdit. Et c'est la raison pour laquelle je n'ai jamais été Charlie et refuse de l'être encore aujourd'hui.

Journaliste

Norman Finkelstein : Charlie Hebdo n’est pas de la satire, mais du sadisme pornographique






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