La 66ème édition du Groupe Bilderberg s'était tenue en juin 2018 à Turin. Plus d'une centaine de participants de 23 pays y a été invitée. Comme toujours, un groupe diversifié de dirigeants politiques et d'experts de l'industrie, de la finance, du monde universitaire et des médias est également convié. 

Cette année-là, pas moins de 14 représentants officiels de gouvernements toujours en fonction ont participé à la réunion du groupe mondialiste. Essentiellement, des ministres, vice-ministres, Secrétaires d'État ou premiers ministres. 

Le groupe Bilderberg, aussi appelé conférence de Bilderberg ou club Bilderberg, est un rassemblement annuel et (informel) d'environ 130 personnes, essentiellement américains et européens, dont la plupart sont des personnalités de la diplomatie, des affaires, de la politique et des médias. 

Qui est derrière la secte Bilderberg ?

Parmi les reproches émis à l'encontre de Bilderberg, on notera la crainte de voir une structure collégiale abritant un petit nombre de personnes prendre, sans contrôle démocratique par des tiers, des décisions importantes en économie ou en politique. Des sources journalistiques belges évoquent la possibilité que les membres de la conférence s'engageraient à user de leur influence pour faire appliquer ce qui a été convenu au cours de la conférence 

Bilderberg a été créée en 1954 par Joseph Retinger et le prince Bernhard des Pays-Bas. Officiellement, aucune décision n’est prise lors de ce sommet – il s’agit simplement d’un espace de discussion entre personnes influentes. Néanmoins, on peut s’interroger sur le secret qui entoure la confrérie. « Le Bilderberg ? Le club le plus fermé au monde. Le plus secret aussi. Le lieu où des présidents américains et européens sont conviés avant leur élection. » 

Les principaux sujets annoncés de discussion de cette année :
  • Populisme en Europe 
  • Le défi de l'inégalité 
  • L'avenir du travail 
  • L'intelligence artificielle 
  • Les États-Unis avant mi-parcours 
  • Libre échange 
  • Leadership mondial américain 
  • Russie 
  • L'informatique quantique 
  • Arabie saoudite et Iran 
  • Le monde "post-vérité" 
  • Evénements actuels 

Faits et coïncidences : 
  • Juin 2014 – Emmanuel Macron, alors inconnu du grand public, assiste à la conférence Bilderberg 
  • Aout 2014 – Emmanuel Macron devient ministre de l’économie 
  • Juin 2016 – Edouard Philippe, alors maire du Havre (sic), assiste à la conférence Bilderberg 
  • Mai 2017 – Edouard Philippe devient premier ministre sous la houlette du nouveau président Macron 
Chaque printemps, la centaine d’invités converge vers un hôtel de luxe privatisé. Chefs d’Etat, ministres, patrons de banque, PDG de multinationale, militaires, universitaires sont priés de venir seuls, sans conjoints, sans assistants ni gardes du corps. L’hôtel est sous haute protection et les échanges se déroulent sous la règle de Chatham House, un vieux code éthique de la diplomatie britannique qui interdit de rendre publiques les identités et les propos des autres invités. Durant les trois jours, ils vivent en vase clos. Objectif? Discuter entre spécialistes sur la marche du monde.

Ce mini-Davos en eau profonde mixe trois univers. Un premier tiers d'invités sont des politiques du bloc atlantique, européens et américains. Sept futurs ou anciens Premiers ministres français s'y sont rendus : ­Laurent Fabius, Alain Juppé, Michel Rocard, Dominique de Villepin, François Fillon, Manuel Valls,  Edouard Philippe et le Président Pompidou. Le deuxième tiers vient du monde de l'économie : des dirigeants d'organisations financières comme le FMI ou la Banque mondiale (DSK et Christine Lagarde y sont allés à plusieurs reprises), mais aussi des banquiers, des capitaines de la vieille industrie et des patrons de la nouvelle économie. 

Bill Gates a participé à la réunion du printemps 2010 à Sitges, en Espagne. Le dernier tiers d'invités est un cocktail dit d'"intellectuels", mêlant des universitaires, des militaires, des espions et des journalistes capés de médias "amis". Ces derniers, plus encore que les autres, sont priés de garder le silence. 

La CIA marraine
Joseph Retinger, selon des archives américaines déclassifiées, était en fait un des poissons-pilotes de la CIA en Europe. Le Bilderberg a donc eu comme marraine la puissante agence américaine. "Il faut se remettre en tête le contexte des débuts. C'était la guerre froide. Nous faisions la guerre aux Soviétiques et nous vivions avec des scénarios de guerre nucléaire mondiale." Chevalière au doigt, Thierry de Montbrial, commandeur de la Légion d'honneur, dirige l'Ifri (Institut français des relations internationales) et a été pendant quarante ans un des "papes" du Bilderberg. "J'ai été nommé au steering committee [comité directeur] en 1974, à l'âge de 31 ans, en remplacement de Wilfrid Baumgartner, ancien gouverneur de la Banque de France, qui y siégeait avec le baron Edmond de Rothschild, raconte cet ancien professeur d'économie à Polytechnique passé par le Quai d'Orsay. A part Kissinger ou Rockefeller, je crois que je suis un de ceux qui ont participé au plus grand nombre de réunions."



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