De la comparaison entre la procédure adoptée par Al Najat en Syrie et au Maroc jaillissent moult ressemblances. 

La somme de 900DH correspond au tarif de la consultation médicale appliqué par la clinique Dar Salam, choisie par Al Najat pour coiffer cet aspect de l'opération de l'emploi de 30.000 jeunes Marocains. Pure coïncidence ou résultat d'une stratégie étudiée dans ses moindres détails ? Une chose est sûre. Il se trouve qu'en Syrie où la presse a crié au scandale dans l'affaire des 30.000 emplois proposés par la même société émiratie, les indices dans le choix du représentant médial ainsi que dans la fixation du prix de la visite sont similaires à ceux observés au Maroc. En Syrie comme dans notre pays, l'exclusivité a été accordée à un seul opérateur médical pour effectuer les examens d'aptitude physique.

Si par ailleurs, la clinique Dar Salam continue à déployer toute sa structure pour accueillir les candidats, la clinique syrienne a préféré louer une aile de son institution à un laboratoire privé en contrepartie d'une somme qui varie selon l'effectif total des candidats. Mais le prix de la consultation est de neuf dirham seulement inférieur au tarif de Dar Salam.

Et c'est le laboratoire en question qui encaisse le pactole. Pour « décrocher» ce marché, ledit laboratoire a été contraint, en guise de garantie, de mettre à disposition d'Al Najat, une caution internationale déposée dans les comptes d'une banque européenne. Les informations qui circulent laissent croire que la clinique Dar Salam n'a pas été forcée d'agir de la sorte.

Contacté par «ALM», jeudi 13 juin, le responsable de ladite clinique, Jamil Bahnini en l'occurrence, a refusé d'émettre le moindre commentaire. Le temps dont il dispose est intégralement réservé à l'accueil des foules qui ne cessent d'affluer. Une affaire peu nette qui rapporte gros.


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