C’est l’AFP, relayée dans un article de la Tribune, qui nous apprend que la Deutsche Bank, qui se porte « très bien » comme chacun sait, va fermer 20 % de ses agences.

Et l’AFP se demande si nous sommes au « début d’une tendance de fond en Europe ».

Ma réponse est évidente, et ceux qui ont lu mon article sur les « futurs conseillers payants » de BNP Paribas, savent déjà ce que je vais répondre.

Entre le développement des paiements sans contact, la fermeture des guichets, la disparition progressive des chèques, l’accélération de la digitalisation de l’économie en général et de la banque en particulier, la densité des réseaux d’agences actuel ne se justifie plus du tout et n’a plus aucun sens ni organisationnel, ni utilitaire, ni économique.
Les agences vont donc massivement fermer et ferment déjà un peu partout en France.
Cela se fera progressivement et insidieusement.
On fermera les agences quelques jours par semaine. On aura une agence sur deux agences ouvertes alternativement, puis on ne gardera que la plus grande, et on fermera toutes les petites agences. Entre les applications mobiles et les centres d’appels, tout se passera très bien ou presque pour les clients.

Pour les collaborateurs, ce sera le plan de sauvegarde de l’emploi, les départs volontaires, le turn-over naturel, ou encore la pression psychologique jusqu’à la démission via les mutations forcées sur le peu d’agences restant ouvertes mais bien loin de chez vous.

Bref, c’est la fin d’un modèle, et la fin du métier de banquier d’en bas, qui était un très beau métier lorsqu’il avait encore un sens.

Préparez-vous et pensez votre employabilité et votre reconversion.
Il ne vous reste plus beaucoup de temps.


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