Une vidéo d'actualité pour aider celles et ceux qui se heurtent à la dernière grossièreté en vogue de la part des personnes qui ne tolèrent pas le débat d'idées.

Jean-Dominique Michel, anthropologue de la santé, évoque la notion de "corruption systémique" qui sévit aujourd'hui au cœur des systèmes de gouvernance dans de nombreux domaines (dont bien sûr celui des politiques de santé).

Le Centre d'éthique Safra de l'Université de Havard a notamment travaillé cette question pendant cinq années, et tout le monde (hormis quelques négationnistes) reconnaît aujourd'hui la réalité du problème.

Comme il s'agit d'un concept requérant précision et nuance (pour éviter de tomber à notre tour dans le procès d'intention et l'injure), il redonne infra le lien vers deux articles qui en en décrivent la nature et les procédés.


Jean-Dominique Michel est depuis 30 ans l’un des plus grands spécialistes mondiaux de santé publique. Il connaît les épidémies et les dispositifs sanitaires en place dans le monde. 

Depuis le début de cette pandémie de coronavirus, son travail est "de faire la part des choses entre ce qui relève des caractéristiques propres de la maladie, en quoi elle est similaire à d’autres épidémies que l’on a connu par le passé, mais aussi de voir la manière spécifique avec laquelle notre société hyperconnectée traite ce phénomène" explique le scientifique. 

"Un état de panique"
Pour lui, on a généré un état de panique. "Nous sommes aujourd’hui dans une dramatisation collective amplifiée par les réseaux sociaux et l’hyperconnexion". 

Il revient aussi sur la polémique engendrée par les prises de position du professeur Didier Raoult. Son traitement à la chloroquine, a beaucoup divisé. Pour Jean-Dominique Michel, "qu'un scientifique aussi éminent que le professeur Raoult se soit fait traîner dans la boue, notamment par des collègues est juste spectaculaire. Même s’il a une personnalité un peu polémique, je le reconnais, quand quelqu’un avec cette compétence ouvre la bouche, la moindre des choses faire c’est de l’écouter. Ce débat a dégénéré en bagarre de préau d’école". Et tout cela "n’a pas aidé à prendre des décisions politiques intelligentes". "Une fois qu’on a généré un état de panique […], c’est très difficile pour nous de changer une cognition erronée".



 
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