Je peux comprendre qu'on capitalise le fric dans les pays économiquement avancés, avant d'opérer une introduction en bourse et transformer ce qui n'était qu'une start-up en multinationale !

Mais, au Maroc, où l'on accumule le fric comme naguère les céréales dans les "tagadirt" en prévision des années de vaches maigres, tel n'est que très rarement l'objectif des thésauriseurs !


Ces accumulateurs ramassent le fric essentiellement parce qu'ils souffrent d'un déficit de reconnaissance sociale. Il suffit de constater la destination souvent hasardeuse de cet argent pour comprendre que ces "moul choukkara" meurent sans avoir joui des belles choses de la vie, fussent-elles les plus simples.

Que vaut une existence déroulée au service d'une accumulation effrénée du fric que la plupart des héritiers claqueraient aussitôt notre âme rendue ?

Ce n'est qu'en bout de course, aux dernières minutes de l'existence, que l'on s'aperçoit de la duperie.

Haletant derrière le "nickel", constamment stressé, Jamais content de ce qu'il est et de ce qu'il a, l'accumulateur d'oseille aura ainsi passé sa vie à côté de l'essentiel, sans jamais en être vraiment conscient.

En tous cas, le "pervers de la tune", le mordu du flouze, passe forcément à côté des seuls authentiques biens de la vie, non marchands ceux-là, que sont la compassion, l'amour, l'empathie, la concorde et la sérénité.

Quel marché de dupes, dont on ne s'aperçoit qu'aux derniers moments de sa vie et qui atteste bel et bien de l'imbécillité des accumulateurs !

Le sage rattrape au plus vite le sens de son existence avant qu'il ne soit trop tard !

Penseur




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