Plus de 300 Marocains sont toujours bloqués à Melilla. Une situation qui dure depuis le 13 mars, date de la fermeture des frontières dans le cadre des mesures prises par Rabat pour freiner la propagation du Covid-19. 

Un problème pour le gouvernement de la ville qui a demandé officiellement au Maroc de rapatrier ses ressortissants. Un appel adressé dimanche 5 avril par Mohamed Mohand, le responsable de la Santé publique au sein de l’exécutif local. 

«Au début, le gouvernement autonome a accueilli les Marocains dans une salle relevant des services de l'armée avant de les transférer dans un pavillon sportif situé au quartier Real. Néanmoins la protestation des habitants, suite à des altercations entre des Marocains, a fini par contraindre, il y a une semaine, les autorités à trouver un autre lieu pour loger tout le groupe», nous confie une source associative à Nador. 

«Maintenant, ils sont logés à Quinto Pino. Une localité située entre deux casernes militaires : une de la Légion et l’autre servant de base pour les hélicoptères. Les 350 Marocains vivent dans des conditions difficiles. Une grande tente a été dressée pour les accueillir. A quelques mètres, des toilettes et des douches ont été mises en place. Des musulmans de Melilla ont apporté des couvertures et des vêtements au groupe», ajoute notre source. 

Du côté du gouvernement la solution définitive au problème reste que le Maroc prenne exemple sur l’Espagne et «rapatrie ses citoyens», affirme le responsable de la Santé publique au gouvernement autonome de la ville, comme le rapporte l’agence Europa Press. 

La semaine dernière une députée de Vox s’est dite étonnée que le Maroc a fermé la porte du retour à ses nationaux alors qu’ «il a ouvert ses frontières pour permettre le passage via Ceuta de 1 000 caravanes lors des premiers jours ayant suivi la déclaration de l’état d’urgence» en Espagne.




 
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