Je sais que pour beaucoup d'entre vous, notamment ceux qui ont oublié d'éteindre leur télé (ça rend bête dans tous les cas), le covid19 est « le » sujet de préoccupation, ces temps-ci, ne serait-ce que parce que nous sommes en permanence arrosés de propagande anxiogène de la part des médias, et aussi parce qu'on est confinés, parqués, que dis-je, incarcérés à domicile par des gouvernements dont on pourrait se demander s'ils savent où ils vont tant l'amateurisme est criant, mais est-ce vraiment de l'amateurisme ?

Lorsqu'on est confronté à une avalanche de stimuli anxiogènes, il y a lieu, si l'on ne veut pas sombrer dans la psychose et la prostration, d'analyser le plus objectivement possible la situation, par exemple en la rapportant à d'autres situations qui se seraient déjà produites par le passé.

Or précisément, de telles situations se sont déjà produites par le passé :
  • 1918 - Grippe espagnole, 50 millions de morts
  • 1957 - Grippe asiatique, 2 millions de morts
  • 1968 - Grippe de Hong Kong, 1 million de morts 
Or je rappelle qu'en date de ce jour, le nombre de décès Covid19 pour l'ensemble de la population mondiale est de 114.175, soit 8,75 fois moins que la grippe de Hong Kong de 1968.À cela il faut ajouter que ces chiffres englobent très probablement la grande majorité des décès consécutifs à la grippe saisonnière qui est, cette année-ci, majoritairement une souche H1N1. Eh oui, bon an mal an, la grippe tue 500.000 personnes chaque année autour du globe, dont 10.000 rien que pour la France. Elles sont où, les statistiques de mortalité « grippe saisonnière », cette année ?

Insouciance versus incarcération domiciliaire et psychose à tous les étages
En 1968, comme en attestent les médias, la grippe de Hong Kong qui avait causé plus de 30.000 décès rien que pour la France, n'avait donné lieu à aucune psychose, en dépit de difficultés bien réelles faisant suite à l'absentéisme dans certains secteurs (conducteurs de trains, enseignants). À aucun moment l'épidémie (que l'on appellera même pas pandémie d'ailleurs) ne fera les gros titres des journaux, tout au plus quelques petits articulets çà et là, notamment pour se moquer gentiment des vedettes du show-biz clouées au lit par la fièvre.

Pourtant cette grippe n'avait rien d'une rigolade :
«Les gens arrivaient en brancard, dans un état catastrophique. Ils mouraient d'hémorragie pulmonaire, les lèvres cyanosées, tout gris. Il y en avait de tous les âges, 20, 30, 40 ans et plus. Ça a duré dix à quinze jours, et puis ça s'est calmé. Et étrangement, on a oublié.»

Témoignage du Professeur Dellamonica, dans 1968, la planète grippée (Libération) En 2020, pour 12.000 morts en France on passe en mode full psychose, on suspend les droits constitutionnels et on incarcère tout le monde à domicile au prix d'étrangler et d'asphyxier à mort l'économie réelle.

Utile, le confinement ?
Le 2 avril dernier, je m'étais posé cette question, et pour tenter d'y apporter une réponse, j'avais analysé la mortalité covid par pays en raison de la population, ou, pour le dire autrement, pour un jour donné, le nombre de morts cumulés divisé par la population, exprimé en pourcents.

Je me suis livré aujourd'hui à la même expérience, mais en considérant les données (ECDC) en continu depuis le 20 février, soit au moment où les premiers décès se sont produit dans les pays considérés : Belgique, France, Italie, Espagne, Allemagne, Hollande, Suède.

Et puis j'en ai fait un graphique assez instructif. Vous pouvez cliquer dessus pour l'agrandir.


Observations :
Les pays qui ne confinent pas (Hollande et Suède) font, grosso modo mieux que les autres, et pour la Suède c'est même nettement mieux que tous les autres pays considérés à l'exception de l'Allemagne. Étonnant autant qu'étrange, n'est-ce pas ?

Les décès quotidiens claironnés par les médias dans une stratégie de fear factor hallucinante sont fantaisistes, notamment pour la Belgique. En réalité, on apprenait il y a quelques jours que les remontées des homes (ehpad) reprenaient tous les décès mais qu'aucun de ceux-ci pratiquement n'avaient été testés, donc en pratique on mettait à peu près tout sur le dos du Covid, ce qui explique que la courbe continue de monter alors qu'elle devrait déjà être en voie de stabilisation comme c'est le cas pour la France, la Hollande ou la Suède. 

La conclusion est sans appel, je pense, le confinement ne se justifie absolument pas au regard des résultats, et cela, nos dirigeants sont tout aussi capables que moi de le comprendre, et ils auraient pu depuis au moins une semaine mettre fin à cette hérésie en observant l'évolution de la situation aussi dans les pays qui n'ont pas confiné. 

Or ils ne l'ont pas fait, pourquoi ?

La grande diversion & la stratégie du choc
Pour comprendre ceci, revenons quelques années en arrière. À l'automne 2008, dans la foulée de la crise des subprimes, on assiste à une crise des liquidités, qui mènera à une hausse des taux interbancaires, un resserrement des crédits (credit crunch) et finalement, une crise bancaire. En 2009, les banques sont au bord de l'asphyxie, et de la faillite, les États décident d'intervenir massivement pour tenter d'endiguer la crise systémique qui menace tout le système d'effondrement, et c'est à ce moment précis qu'on nous sort... Une chouette petite pandémie de H1N1, pour ne pas avoir à parler de ce qui fâche (notamment le fait qu'on va sauver les banksters avec votre pognon).

Il ne faut pas trop se faire d'illusions, l'économie est morte quelque part en 2009, et tout au plus injectait-on juste assez de fausse monnaie (Quantitative Easing) depuis ce moment-là pour alimenter le groupe électrogène qui permet de faire fonctionner le frigo dans lequel on a placé le cadavre.

Le 9 mars dernier, puis le 12 mars se sont produit deux crashes boursiers majeurs à côté duquel celui de 1929 passerait pour un pique-nique, et ce, dans un silence assourdissant, les médias étant déjà en train de vous déverser la propagande « corona » par tombereaux. Pratiquement rien dans la presse, surtout, on ne fait pas de vague. Sauf que la vague, c'est un tsunami, et quand il va nous arriver sur la figure, ça va faire très mal.

Cela, les autorités le savent aussi bien que nous, raison pour laquelle ils ont décidé de confiner : non pas parce que ça servirait à quelque chose, non, mais tout simplement pour pouvoir ultérieurement imputer la responsabilité de l'effondrement global sur le seul petit coronavirus. Et puis le confinement c'est pratique pour éviter un bank run quand on sera forcé d'annoncer « une certaine incertitude quant à la santé financière des établissements de crédit« . Bien pratique aussi pour n'avoir pas à devoir faire face à des émeutes qui pourraient bien se terminer très mal pour eux, s'il venait au petit peuple des sans-dents l'idée que peut-être bien qu'en fait les gens au pouvoir sont complices de ceux qui les ont mis sur la paille ?

Commentaire : Une autre possibilité est que les gouvernements soient effrayés par ce que fait ce virus puisse apporter de l'information au génome des gens contaminés. Voir : Des virus ont-ils inventé l'ADN ?

La dictature qui vient
Lors de la précédente crise (2008), les gouvernements et les banques centrales avaient réussi à endiguer l'effondrement total en faisant tourner à fond la planche à billet, en nationalisant tant et plus, et en baissant les taux directeurs.

Cette fois, faut-il préciser qu'il sera difficile de baisser des taux d'intérêt déjà négatifs (une hérésie), de faire tourner la planche à billet (parce qu'en réalité elle n'a jamais arrêté de tourner), et encore moins de nationaliser les banques ou des grosses sociétés avec un argent que les États n'ont plus.

La solution sera donc exactement la même que ce qui a été imposé à la Grèce en son temps : privatisations des secteurs rentables, diminution des prestations sociales, des pensions, des salaires, des dotations de l'enseignement, des services de soins de santé, etc

Et comme tout ceci ne serait logiquement pas accepté par une population européenne déjà martyrisée par 30 années d'austérité, eh bien il y a fort à parier que vous y aurez quand même droit, il suffira pour cela de mettre un terme à la démocratie. Pour votre propre sécurité, hein.

Conclusion
Ce que sera l'Europe et le monde dans un an, personne ne peut le savoir, mais ce qui est certain, c'est qu'il est plus que temps de se réveiller.



 
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