Le journaliste Lionel Astruc a enquêté sur la fondation de l'ex-patron de Microsoft, Bill Gates, l'un des hommes les plus riches de la planète. Avec un budget annuel de près de 5 milliards de dollars, et sous prétexte de lutter contre les inégalités, la fondation Gates nourrirait un système destructeur. Entretien. (Source)


Avec une dotation de 43,5 milliards de dollars, la Bill 'amp; Melinda Gates Foundation est « la plus grande fondation caritative du monde ». Global Justice Now a publié ce mercredi un rapport [PDF] dans lequel « la Fondation est fustigée pour ses liens avec les pratiques d’évasion fiscale de Microsoft, son manque de responsabilité, sa coopération étroite avec les multinationales, son soutien à des systèmes de santé et d’éducation privés et sa défense des plantes génétiquement modifiées (PGM) ». Qui plus est, la liste des entreprises dans lesquelles la Fondation a investi parle d’elle-même : Wal-Mart, Coca-Cola, Pfizer et BAE Systems, à hauteur de 29 milliards de dollars en actions et obligations. Si nous ajoutons à cela un soutien aux semences génétiquement modifiées ou encore une sélection particulière des maladies et vaccins qui fragilise les services de santé publique en Afrique, le tableau ne paraît guère idyllique.


On peut dire que personne n’a été plus actif que Bill Gates et la Fondation Bill et Melinda Gates pour promouvoir et financer la recherche sur les vaccins contre le coronavirus. Du parrainage d’une simulation d’une pandémie mondiale de coronavirus, quelques semaines avant l’annonce de l’épidémie à Wuhan, au financement de nombreux efforts des entreprises pour mettre au point un nouveau vaccin contre ce virus apparemment nouveau, la présence de Gates est là. Qu’est-ce que cela implique réellement ?

Nous devons admettre que Bill Gates est pour le moins prophétique. Il affirme depuis des années qu’une pandémie mondiale meurtrière va se produire et que nous ne sommes pas préparés à y faire face. Le 18 mars 2015, Gates a fait un exposé sur les épidémies à Vancouver. Ce jour-là, il a écrit sur son blog :

Cette même année, en 2015, Bill Gates a écrit un article pour le New England Journal of Medicine intitulé « La prochaine épidémie : Leçons d’Ebola ». Il y parle d’une classe spéciale de médicaments qui « consiste à donner aux patients un ensemble de structures particulières à base d’ARN qui leur permettent de produire des protéines spécifiques (dont des anticorps). Bien que ce domaine soit très nouveau, il est prometteur car il est possible qu’une thérapie sûre puisse être conçue et mise en fabrication à grande échelle assez rapidement. Une recherche plus fondamentale ainsi que les progrès de sociétés comme Moderna et CureVac pourraient à terme faire de cette approche un outil clé pour stopper les épidémies ». Moderna et CureVac reçoivent tous deux aujourd’hui des fonds de la Fondation Gates et mènent la course au développement d’un vaccin COVID-19 approuvé, basé sur l’ARNm. (Source)

 
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