Selon mon expérience, la plupart des gens enclins à croire en l'évolution darwinienne en savent aussi peu sur le réel contenu de la théorie que sur son fonctionnement supposé. Pour eux, il n'y a pas lieu de douter de ses préceptes, mais peu ont des réponses lorsqu'il s'agit d'aborder les détails. Et s'ils en ont, elles s'avéreront probablement erronées.

La théorie de l'évolution par sélection naturelle peut être vue comme un folklore luxuriant, truffé de mythes indécrottables dont l'obstination à vivre n'a d'égal que le nombre de fois où vous prouvez qu'ils sont faux. Notre système éducatif très imparfait favorise le dogme établi aux dépens de l'examen sérieux d'une science censée le soutenir, et remettre ce dogme en cause mène souvent à une franche agressivité.

L'école nous enseigne la version standard de EvolutionIsTrue™ [La théorie de l'évolution est vraie - NdT], catéchisée en termes très clairs comme étant « avérée » — même si aucune preuve concrète ne peut nous être présentée. Et si comme la plupart des gens nous n'y pensons plus vraiment une fois sortis de l'école, il est dès lors peu probable de la remettre en cause un jour. L'idée complètement fausse que l'on se fait de l'évolution ne cesse de se renforcer avec les documentaires sur la nature qui régurgitent les mêmes références à l'évolution, tout aussi fallacieuses que celles de nos professeurs.

On pourrait penser en savoir beaucoup plus sur l'évolution après être allé à l'université, mais ce savoir est en réalité à la mesure — à savoir peu — de ce que l'université veut bien enseigner. Écouter quelqu'un ayant effectué des recherches sur le sujet et qui évoque des concepts qui diffèrent de la version standard porte le plus souvent à rire, sans même imaginer qu'il pourrait y avoir anguille sous roche.

Toutefois, est-il possible de déterminer l'ancrage dans la réalité de la version standard ? Et quel est le degré de similarité entre la version populaire que tout le monde « connaît », et celle utilisée par les scientifiques dans leurs laboratoires ? Examinons quelques exemples qui illustrent l'antagonisme entre la réalité et ce qui nous est présenté, et son influence sur notre esprit d'analyse et notre mentalité.

Le casse-tête de niveau très difficile du cube 13x13x13

L'usage abusif du mot « évoluer »
La croyance religieuse en l'évolution a tellement conditionné les darwinistes que leur quasi incapacité à dire « cet organisme possède ceci ou cela » n'a d'égal que leur frénésie à dire « cet organisme a évolué en ceci ou cela », quand bien même nulle preuve d'une telle évolution à un moment quelconque puisse être fournie. Chaque fois que vous lisez ce type d'affirmations, vous êtes indûment amenés à penser que cette évolution s'est réellement produite et que les preuves doivent exister puisque le texte ne vous donne aucune raison de penser autrement. C'est plutôt problématique.

Exception faite des rares cas relatifs à la seule micro-évolution, il s'agit pourtant d'une simple supposition. C'est comme si les créationnistes affirmaient que « dans cet organisme, Dieu a créé ceci ou cela » — ce qui, bien sûr, rendrait tous les évolutionnistes furieux. Faire passer une hypothèse pour un fait se révèle extrêmement peu scientifique et toxique pour l'esprit. C'est une imposture. La perception donnée par de telles allégations dans la plupart des textes modernes sur l'histoire des organismes vivants fourni à l'évolution un cachet d'authenticité auquel la plupart des gens adhèrent à tort. Sans jamais en vérifier les faits, ils acceptent ces déclarations parce qu'elles font autorité.

Si nous prêtons attention aux preuves qui sont données pour appuyer la théorie que présente un livre qui fait l'éloge de l'évolution, nous constatons en général qu'il y en a peu, voire pas du tout. Il est constitué de simples affirmations du type « le cou des girafes a évolué pour devenir plus long », suivis d'explications sur l'utilité d'une telle évolution. Nulle indication sur la façon dont le cou a évolué et encore moins de preuve que c'est le cas. Pour ce qu'on en sait, les girafes ont un long cou depuis que les girafes existent. Bien sûr, nous connaissons des espèces dotées d'un cou plus court qui ressemblent aux girafes, mais la seule chose que cela prouve c'est qu'il existe des espèces dotées d'un cou plus court qui ressemblent aux girafes, ce qui n'explique en rien le lien entre ces espèces. L'affirmation selon laquelle ce long cou a « évolué » se fonde sur la seule croyance préformée qu'il en est ainsi, et quand bien même la réalité ou même la science en sont à des années-lumières, c'est ce que l'on trouve dans 99 pour cent des textes sur l'évolution.

Le mot « évoluer » devrait être dans la plupart des cas soit remplacé par « s'adapter » — si toutefois des signes d'évolution dans le temps peuvent être observés — soit tout bonnement abandonné. On nous dit par exemple que « les virus évoluent rapidement ». Mais en quoi ont-ils vraiment « évolué » ? Y a-t-il de nouveaux gènes ? Non. De nouveaux organes ? Non. Il n'y a que des contournements mineurs face à des contraintes environnementales, principalement caractérisés par la suppression de gènes et une diminution de la taille du génome qui sera moins adaptable à long terme. Il serait donc bien plus exact de dire que les virus s'adaptent rapidement ou, mieux encore, que les virus mutent rapidement. Toutefois, quelles que soient les vitesse et quantité de mutation d'un virus, encore faut-il qu'il mute en quelque chose qui n'est pas un virus — et le mot « évoluer » prendrait dans ce cas tout son sens.

Pour mettre les choses en perspective, disons que vous avez une voiture depuis dix ans. Elle est aujourd'hui quelque peu différente de ce qu'elle était au début : quelques rayures sont apparues, différentes petites choses sont cassées ou endommagées, certains équipements ne fonctionnent plus aussi bien qu'avant et rien n'est aussi net que lorsque vous l'avez acquise. D'un autre côté, le siège peut présenter un plus grand confort après avoir épousé les formes de votre corps pendant dix ans, et vous pourriez même apprécier quelques bizarreries apparues durant la décennie. Si l'on applique le langage darwinien à votre voiture, elle a « évolué ». Est-ce bien rationnel ? Votre voiture s'est-elle améliorée depuis que vous l'avez achetée ? Présente-t-elle quelque chose de nouveau et d'utile que vous n'avez pas vous-même ajoutée ? Peut-elle accomplir plus de choses qu'à ses débuts ? En fait, il est plus probable qu'elle ait perdu des fonctionnalités.

Si nous considérons le terme « évolution » comme le reflet d'un changement survenu au fil du temps, alors son usage est évidemment correct — pourtant, la portée informative de telles déclarations est proche de zéro puisque la seule chose que l'on peut en déduire c'est que les « choses changent ». Dans le contexte de la théorie de Darwin, le mot implique toutefois que des espèces ont « évolué » à partir d'autres espèces. Rien ne permet de prouver que c'est le cas. Si vous pensez qu'il existe des preuves, merci de nous les présenter. Je persiste à mettre les gens au défi de le faire, et quand bien même nombreux sont ceux qui ont contesté mes conclusions, nous attendons tous ne serait-ce qu'une seule preuve attestant de l'évolution d'une espèce depuis une autre.

L'expérience de Lenski avec E. Coli est souvent citée comme preuve d'évolution. Laissez-moi donc vous montrer dans un simple diagramme ce que cette expérience a produit : E. Coli ---> Évolution (nous dit-on) ---> E. Coli

Stupéfiant, n'est-ce pas ? Et chaque « preuve d'évolution » est présentée de la manière manière. Pas un seul cas qui aboutit à un élément qui n'était pas là au départ. « E. Coli » a évolué en « E. Coli s'est adapté à un environnement différent » en perdant des parties de son génome. Et ce, après quelques 60 000 générations.

Quand on a demandé à des étudiants et professeurs d'université s'ils croyaient en l'évolution, ils ont tous répondu par l'affirmative, mais quand on les a pressés de donner un seul exemple d'une espèce évoluant vers une autre, personne n'a pu avancer quoi que ce soit.



Il est encore plus stupide de dire que les organismes ont « évolué » vers un certain type de comportement. Pourquoi ne pas simplement dire qu'ils ont appris quelque chose ? Devrions-nous dire que les humains ont évolué vers quelque chose de différent par le simple fait de téléphoner, de jouer aux échecs ou de regarder des peintures dans des galeries d'art ? C'est pourtant le concept régulièrement formulé lorsqu'il est question des comportements animaux, quels qu'ils soient. C'est comme si certaines personnes avaient du mal à construire une phrase traitant de biologie sans y inclure le mot « évoluer ». Malheureusement, cet usage linguistique incorrect conduit à penser de façon inexacte, à déformer la perspective et à conclure à tort. La vidéo du lien présent dans le paragraphe précédent montre à quel point les gens sont convaincus que l'évolution est une réalité tout en étant incapables de justifier cette croyance de manière substantielle. D'où vient cette conviction ? Principalement de la répétition ad nauseam de fausses affirmations.

En enfer avec Dieu
Bien sûr, si vous n'êtes pas darwiniste/évolutionniste, vous devez être croyant ; c'est l'un des plus grands préjugés des tenants de l'évolution. Aux États-Unis — parce que les choses y sont toujours un peu plus simplistes que partout ailleurs — le fait d'être croyant implique automatiquement que vous êtes un créationniste. Je n'ai jamais fourni à qui que ce soit la moindre indication permettant de penser que je suis croyant, et je n'ai jamais rien écrit dans ce sens dans mes articles ; pourtant, il y a toujours un crétin qui débarque et prétend que je présente un point de vue religieux ou apparenté. Il est probablement impossible d'expliquer quoi que ce soit aux personnes qui font preuve d'un tel degré d'étroitesse d'esprit et/ou d'illusion, mais je vais quand même essayer.

Non seulement je ne suis pas croyant, mais j'ai toujours eu une aversion pour la religion. J'ai même pendant longtemps carrément détesté le christianisme — auquel je suis toutefois plus tolérant aujourd'hui, réservant ma haine exclusivement à Google. Personnellement, je pense que la religion est stupide et que les gens devraient un jour ou l'autre passer à autre chose. Je fais toutefois la différence entre la religion et la spiritualité, que l'on pourrait décrire — à défaut d'un meilleur mot — comme à peu près tout ce qui n'est pas du matérialisme. La spiritualité correspond plus ou moins à la vision selon laquelle il y a plus que la matière, et qui considère la Conscience comme une partie qui lui est distincte et dont elle ne dépend pas. La religion, par contre, consiste à transformer la spiritualité en foutaises dogmatiques comportant toutes sortes de stupides inventions que les gens ont le commandement de croire. Le matérialisme est une sorte d'extrême opposé dont la stupidité n'a rien à envier à la religion. À mon avis, les croyants créationnistes et les darwinistes matérialistes participent d'un même délire absolu et s'accrochent à un dogme que notre science et notre bon sens auraient dû envoyer aux oubliettes il y a belle lurette. Ces deux groupes constituent les deux plus grands obstacles au progrès sur l'histoire et l'origine de la vie, et nos connaissances dans ce domaine seraient bien plus avancées si nous les avions catapultés dans l'espace il y a des décennies.

Postuler que ne pas être darwiniste revient à être croyant équivaut tout aussi bêtement à dire que ne pas être noir revient à être blanc, comme si les autres couleurs n'existaient pas. Les preuves scientifiques indiquent clairement l'impossibilité pour une espèce d'évoluer vers une autre, du moins pas par le biais de mutations aléatoires (une idée absurde si on y réfléchit quelques secondes), et rien ne prouve non plus que Dieu y soit pour quelque chose. Si vous trouvez une montre dans la forêt, pour reprendre l'analogie de l'horloger, pourquoi diable vos seules options quant à sa provenance seraient soit une évolution issue des sources naturels de la forêt, soit l'œuvre de Dieu ? À moins d'être stupide, comme Richard Dawkins, on peut avancer que la montre a été conçue par un esprit pensant, mais pourquoi en conclure sur le champ qu'il s'agit de Dieu ? Bien sûr, nul ne s'en remet à la foi pour une montre, mais beaucoup le font pourtant lorsqu'il s'agit d'organismes vivants. Je suppose que certaines personnes sont tellement limitées qu'elles ne peuvent concevoir aucune autre forme d'intelligence que celles d'origine humaine ou divine.

Surprise, surprise, ce ne sont pas les croyants qui concluent plus souvent que si je ne crois pas à l'évolution alors je dois penser que Dieu a créé les êtres vivants, ce sont les défenseurs du darwinisme. Je suppose que c'est leur façon de tourner le dos aux éléments factuels comme aux preuves. Le fait de vous cataloguer comme croyant — donc « loufoque » dans leur esprit — leur permet de discréditer vos propos. Toute excuse est bonne pour vous ignorer, car s'ils étaient confrontés à l'examen des preuves tangibles, l'absurdité de leurs propres idées qu'ils érigent en foi aveugle serait flagrante.

Les gens assimilent étrangement le dessein intelligent à Dieu en dépit du fait que la grande majorité des choses — non vivantes — que nous connaissons ont été conçues à dessein par l'intelligence humaine — voire dans certains cas rares par des animaux. L'intelligence et le dessein peuvent clairement être attribués à une intelligence qui n'est pas Dieu. Bien sûr, la vie sur Terre n'a pas pu être conçue par des Terriens, mais d'autres êtres intelligents — non divins — n'auraient-ils pas pu introduire des organismes vivants sur Terre ? Ne peut-il exister des êtres intelligents au-delà de la Terre — quelque part dans l'Univers — sous prétexte que nous ne les avons pas vus ? Les darwinistes croient mordicus que la vie peut surgir de la matière morte et nous n'avons pourtant jamais pu le voir non plus ! (Pour eux, Jésus ressuscitant les morts est une idée ridicule, mais la matière morte qui devient vivante toute seule par un coup du sort, c'est cool. Et ils s'estiment plus intelligents.) Qu'est-ce qui cloche alors ? Pourquoi supposer qu'une motivation religieuse est à l'origine de tout effort visant à démanteler le conte de fées darwinien ?

Qu'il y ait un Dieu ou pas est sujet à débat, mais je ne crois certainement pas en un Dieu qui écoute les prières, qui installe des créatures vivantes sur les planètes le samedi et qui se joue des humains de façon mesquine, comme l'abject Yahvé. Qu'un tel Dieu existe n'est pas prouvé, et le concept même est absurde. De toute façon, tout ce qui est conçu ou créé doit venir de la Conscience, pas de la matière. Notre expérience le confirme. Alors, d'où vient cette Conscience ? C'est une question intéressante, mais y répondre nous est probablement impossible. Sous une forme ou une autre et pour ce que nous en savons, la Conscience a toujours existé. Après tout, les matérialistes considèrent la matière comme inhérente à l'Univers depuis son origine, alors pourquoi pas la Conscience ? Si encore ils avaient une explication raisonnable sur l'origine de la matière... C'est quoi leur théorie, déjà ? D'abord, il n'y avait rien, pas même le temps. Puis, soudainement — notez que « puis » et « soudainement » requièrent du temps — un truc a explosé, et voilà qu'apparaît subito toute la matière qui existe encore aujourd'hui — bien qu'aucun truc ne prévalait et qu'une explosion nécessite un déclencheur — quand rien n'existait — et du temps — qui n'existait pas. Ouah ! Tour de magie ? Cette notion est aussi niaise que celle d'une émergence fortuite de la vie à partir de la matière morte. Rien de tout cela n'est rationnel. Et les gens enclins à croire ces balivernes me disent qu'aucun être conscient n'aurait pu introduire des cellules vivantes sur Terre parce que... parce que quoi, exactement ? De grâce.

La survie du plus apte n'existe pas
Une variante plus appropriée de ce terme serait « l'élimination des moins aptes ». Les plus aptes survivent en général — hors accidents, meurtres et autres — mais les moins aptes aussi, et même la plupart de ceux qui ne le sont que moyennement. Selon l'espèce, même les plus inaptes survivent, ce qui est manifeste dans le cas des humains. La sélection naturelle peut éliminer les individus totalement inaptes, mais elle ne peut pas vraiment séparer les plus aptes de ceux qui ne le sont que moyennement, sauf peut-être chez quelques espèces où la concurrence est rude. Néanmoins, la sélection naturelle peut difficilement être considérée comme le mécanisme responsable de toute l'évolution à partir du moment où elle ne fonctionne que chez quelques espèces.


Les différences de l'illustration ci-dessus actionnent-elles la sélection naturelle ? Absolument pas. Les variétés survivent et se reproduisent toutes. Pourtant, nous sommes censés croire qu'une modification d'un nucléotide est le moteur de l'évolution, car cette seule mutation améliore considérablement le taux de survie. Si l'une de ces femmes avait des cornes, des ailes ou une queue, ses chances de survie ne changeraient toujours pas de manière significative, et cela nécessiterait des centaines, voire des milliers de mutations. Étant donné que de grandes variations de toutes natures persistent dans les espèces, l'idée que de minuscules différences puissent être le moteur de l'évolution n'a aucun sens. Les gens gros survivent. Les gens paresseux survivent. Les gens stupides survivent. La survie du plus apte comme moteur de l'évolution est une fiction.

Et si je vous demandais laquelle de ces quatre femmes est susceptible de mettre au monde le plus d'enfants, vous prendriez conscience que non seulement vous n'avez aucun moyen de le savoir, mais l'évidence selon laquelle mettre des enfants au monde n'a même pas de rapport avec le « fitness darwinien », [en tant que valeur sélective ou adaptative, ou succès reproducteur - NdT] vous sauterait aux yeux. La femme décide le plus souvent du nombre d'enfants qu'elle veut avoir. Et contrairement à la prétendue norme du darwinisme, pas une seule d'entre elles n'aura autant d'enfants qu'elle peut en concevoir.

Et n'oublions pas que pour parler de la « survie du plus apte », il faut ignorer ce que le darwinisme considère comme le « fitness darwinien », puisque cette valeur est fonction du nombre de descendants engendrés. Selon les évolutionnistes, les plus aptes survivent, et les plus aptes sont ceux qui survivent. Donc en gros, ils disent que ceux qui survivent sont ceux qui survivent. Et ce n'est pas l'unique pléonasme de la « science » de l'évolution. Alors oui, la théorie de l'évolution ne dépasse pas le niveau intellectuel d'un enfant de quatre ans — y compris les crises de colère quand les autres ne sont pas d'accord.

La sélection naturelle ne peut rien créer
Les évolutionnistes ont élevé la sélection naturelle au rang de divinité. Ils acceptent parfois — mais pas toujours — de considérer les mutations comme non seulement peu susceptibles de créer quoique ce soit — puisqu'elles sont aléatoires — mais de plus dotées d'une franche tendance à la destruction, reléguant ainsi les pouvoirs créateurs à la sélection naturelle. Mais — surprise ! — il s'agit d'un sophisme résultant du besoin désespéré d'invoquer des pouvoirs créateurs issus de quelque part — ou plutôt, de nulle part.

Puisque la sélection naturelle ne peut agir que sur le résultat des mutations, il est peu probable de construire quoique ce soit avec une matière première de piètre qualité. Si les entrées d'un système sont mauvaises, les sorties le sont forcément aussi [GIGO - NdT]. Quand l'apport consiste en un parasitage aléatoire, le résultat ne peut pas être une œuvre d'art. Pour reprendre l'exemple du cube magique dans l'illustration présentée plus haut, les mutations génèrent le brouillage, la sélection naturelle préserve les « bons brouillages » — tant est qu'une telle chose existe — et la proximité d'un état de résolution est corrélée à de meilleures chances de survie. Les évolutionnistes sont convaincus que les mutations aléatoires parviennent à résoudre le casse-tête de façon graduelle et que la sélection préserve de façon tout aussi graduelle chacune des meilleures étapes. En réalité, jamais les mutations aléatoires ne le résoudront et la sélection naturelle peut se contenter d'observer impuissante l'inertie de la chose. L'idée selon laquelle des protéines seraient créées accidentellement par des mutations aléatoires revient à vouloir résoudre par une rotation aléatoire le casse-tête de niveau très difficile d'un cube 13x13x13. Ce n'est possible que dans des romans fictionnels comme L'horloger aveugle.

Résoudre un cube magique s'avère en fait un bon exemple de l'idée naïve de « sélection cumulative » — et laissons de côté le fait que ce terme soit totalement dénué de sens. Structure complexe dont l'état souhaité nécessite que de nombreuses pièces soient dans une configuration spécifique les unes par rapport aux autres, le cube requiert pour être résolu que certaines parties déjà solutionnées soient décomposées afin de résoudre d'autres parties — comme vous le dira toute personne capable de le faire. Les systèmes complexes fonctionnent ainsi. La complexité n'est pas constituée d'une accumulation aléatoire de petites étapes ; elle est le résultat d'une accumulation coordonnée d'étapes ; elle nécessite une planification.

Lorsque je résous la dernière phase d'un 3x3x3, je me retrouve généralement avec trois bords qui doivent être inversés comme dernière phase du processus — illustration ci-dessus. Selon l'algorithme et le comptage des rotations, 7 à 11 étapes rotatoires sont pour cela nécessaires. Arrivé au milieu de cet algorithme, environ la moitié du cube semble mélangée, même si j'avais déjà 51 des 54 petits carrés au bon endroit. Aucune solution étape par étape n'existe pour résoudre le cube en améliorant une case à la fois. Mais c'est la seule façon pour que la sélection naturelle puisse jouer un rôle dans un tel processus. Une fois que j'aurai lancé l'algorithme qui résoudra le cube, tout ce que verra la sélection naturelle n'est qu'un cube encore plus mélangé. La complexité est par définition plus qu'une simple accumulation de petites étapes à la fois. Là encore, elle nécessite une coordination et une planification. Et les créatures vivantes sont de loin les choses les plus complexes que nous connaissions.

Le processus de résolution du cube est similaire à l'évolution darwinienne. Chaque tour est une mutation, et l'ordre augmente dans le processus. Mais il est facile de noter que les mutations aléatoires — tours aléatoires — ne conduisent jamais à la résolution du cube — vous pouvez essayer —, et non seulement la sélection naturelle ne serait d'aucune aide, mais elle entraverait de plus la résolution du cube de façon active, parce que la progression exige de multiples étapes coordonnées. Et aucune preuve ne démontre que cela soit différent pour les organismes vivants. Il est irréaliste de penser que les mutations produisent parfois quelque chose de nouveau, d'étonnant et de complexe. Comme je l'ai écrit ailleurs, les probabilités de produire de nouveaux gènes par des mutations aléatoires sont pratiquement inexistantes. Et les probabilités qu'un gène fonctionnel soit amélioré par une modification sont également extrêmement faibles. Cela se produit généralement lorsque les conditions externes sont modifiées et que l'organisme doit s'y adapter. Ce qui signifie en outre que la fonction originelle sous son ancienne forme n'est plus optimale. La modification du gène en faveur d'un fonctionnement plus adapté aux nouvelles conditions devient donc plausible, puisqu'une marge de progression est désormais possible. Toutefois, les mutations sont très simples et peu nombreuses et rien de nouveau n'est créé au niveau génétique, et, sauf preuve du contraire, ces mutations ne surviennent que dans de très petits organismes — généralement unicellulaires.

Même avec l'apparition concrète d'un petit avantage, la sélection naturelle dispose d'une très faible aptitude à « favoriser » cette nouvelle modification. La mutation ne peut être avantagée qu'en éliminant les non-mutants, mais les conditions externes doivent radicalement changer pour que cela se produise — comme un nouveau médicament qui éradique certaines bactéries. Sinon, pourquoi ayant jusqu'alors survécu l'organisme d'origine devrait-il soudainement disparaître ? Ce n'est pas parce qu'un organisme légèrement amélioré émerge que l'organisme d'origine disparaît. La sélection naturelle n'est pas une force agissante capable de faire avancer quoi que ce soit. Ce n'est pas une force du tout. Ce n'est qu'un énoncé posthume qui dit : « Cet organisme est mort avant de pouvoir se reproduire et n'a donc pas transmis ses gènes ».

Si la sélection s'effectuait sur les meilleures variantes en écartant les pires, le déclin de la diversité serait la norme. Tout devrait converger vers la variante la plus efficace. Mais ce n'est pas ce que nous observons. À l'inverse, nous observons de nombreuses variantes, et si certaines modifications sont « plus avantageuses », nous ne pouvons que constater la rémanence de celles qui le sont moins. La sélection naturelle ne fait donc pas vraiment de distinction, et le terme « maladie génétique » n'existerait pas si c'était le cas.

Si la taille et la force du spécimen le plus balèze d'un groupe de gorilles prévalaient, tous les individus deviendraient bientôt tous grands et forts. Et s'ils étaient globalement considérés comme des atouts, la taille et la force des nouvelles générations devraient — selon les principes de l'évolution — continuer de croître. Pourquoi y aurait-il une limite ? C'est pourtant le cas, puisque non seulement aucun nouveau gène n'est produit, mais et en dépit de leurs avantages, les atouts atteignent rapidement un seuil infranchissable.

Comme je l'ai mentionné dans l'article précédent, les éleveurs de bétail connaissent bien ces limites et on y observe en fait un phénomène décrit comme le « retour à la moyenne ». Non seulement l'amélioration d'un atout particulier est limité après une certaine période, mais il a tendance à revenir à des valeurs moyennes une fois que la nature a repris ses droits. Ce processus va si loin qu'un croisement de mutants aveugles finit par produire des individus dotés du sens de la vue, alors que ce dernier aurait dû être éliminé — et cet aspect déconcerte et embarrasse tellement les darwinistes que vous ne les entendrez probablement pas l'évoquer. Par conséquent, quand bien même l'effort humain tente de faire « avancer » l'évolution, la Nature a tendance à ramener les choses à leur conception initiale, contrairement à la croyance évolutionniste.

La sélection naturelle ne peut rien créer. Elle ne peut même pas laisser une caractéristique franchir un certain seuil qui d'une certaine manière semble inhérent à l'organisme. Son pouvoir se limite à « éliminer les faibles », et encore, ce processus ne fonctionne même pas chez de nombreuses espèces. A minima, la sélection naturelle tend plutôt à entraver le changement qu'à le favoriser.

« Si c'est possible a minima et que l'on dispose d'assez de temps, alors tout est possible »

Si l'on peut créditer la théorie de l'évolution d'une qualité, c'est sa persistance à s'accrocher à des idées irrationnelles qui seraient illico rejetées dans tout autre domaine. Les darwinistes confondent sans cesse ce que font les mutations et l'idée qu'ils ont de ce que les mutations peuvent faire — mais qu'elles ne peuvent pas. L'incapacité de la plupart des évolutionnistes à comprendre la différence entre micro-évolution et macro-évolution est ahurissante. Tout comme l'idée qu'avec suffisamment de temps, on peut extrapoler à l'infini.

Ce que peut devenir un organisme par le biais des mutations est sérieusement limité. Un cheval peut « évoluer » en allongeant un peu ses jambes, mais jamais de dix mètres de long, même en dépit d'une éventuelle utilité. Comme je l'ai dit, les choses ont tendance à revenir naturellement à une taille inhérente à l'espèce. Et même si un cheval pouvait muter pour être plus grand ou plus petit, avoir des jambes plus longues, des sabots plus durs, une crinière plus longue ou des dents plus grosses, il ne lui poussera jamais des ailes. Le cheval ne dispose tout simplement pas du matériel génétique requis, et il est impossible de créer du matériel génétique accidentellement.

Le manque de réalisme des concepts avancés par les évolutionnistes est saisissant. Nous savons tous qu'on peut construire un château de sable en jouant sur la plage. Mais nous savons tous aussi qu'on ne pourra pas y construire un chêne de dix mètres de haut, ni reproduire la complexité de ses branches et de son feuillage. Les lois de la physique et les propriétés du sable nous en empêchent. Si nous pouvons tous comprendre les limites de création du sable, pourquoi certaines personnes ne peuvent-elles pas le faire pour l'évolution, et pourquoi s'obstinent-elles à dire que tout peut évoluer à partir de rien, alors qu'elles sont incapables d'expliquer comment ?

Les évolutionnistes s'imaginent que les chevaux pourraient devenir ailés. Après tout, ils croient aussi que certains dinosaures seraient devenus des oiseaux sous l'impulsion évolutive. Mais les chevaux ne sont pas faits de pâte à modeler. Ce n'est pas parce qu'un Richard Dawkins prétend qu'ils le peuvent, que les chevaux vont déployer des ailes chimériques. L'idée selon laquelle des ailes peuvent surgir d'un simple modelage progressif de la peau du dos est complètement farfelue. Les ailes requièrent toute une panoplie de tissus variés qui exigent des gènes très spécifiques. Et puis les mutations se produisent au niveau des nucléotides, pas en modifiant la forme de la structure extérieure. Il est temps que les évolutionnistes cessent d'ignorer le mécanisme de la biologie.

L'autre problème posé par l'argument « avec assez de temps » est le manque de temps tout court, puisque tout le temps du monde ne suffirait pas à créer une seule protéine par hasard. Il est temps que les évolutionnistes apprennent à comprendre les chiffres.

Extrapoler la macro-évolution à partir de la micro-évolution revient à dire qu'avec assez de temps, vous pourrez manger une planète entière parce que vous pouvez manger une pomme ; c'est impossible pour un million de raisons. Le possible a des limites et les vœux pieux ne feront pas de miracle. Un tel défaut de raisonnement constitue pourtant la marque de fabrique du darwinisme.

« Consensus scientifique », mon œil !
Si une personne tente de vous convaincre qu'une théorie scientifique est avérée parce qu'il existe un « consensus scientifique » ou que « tous les hommes de science en conviennent », vous pouvez être sûr que cette personne est aux abois. L'usage de cet argument intervient lorsque la recherche de preuves a échoué — par manque de preuves convaincantes — ou qu'il est impossible de les fournir — parce qu'elles n'existent pas. En dernier recours, on utilise donc l'argument du « consensus scientifique ». Il ne s'agit pourtant pas d'un argument mais juste d'une référence à l'autorité. C'est un peu comme dire : « Si tu n'es pas d'accord avec moi, je vais appeler mon père, il t'en collera une, et tu verras ! ». C'est un comportement enfantin qui consiste à se cacher derrière l'autorité, réelle ou imaginaire, et à éviter le vrai problème.

Tout au long de l'histoire, des consensus scientifiques se sont formés autour de nombreuses affirmations qui ont par la suite été réfutées, ce qui donne peu de valeur au-dit consensus. Non seulement le « consensus scientifique » sur le darwinisme n'est pas un argument utile, mais il n'existe même pas. Il suffit de consulter le site disentfromdarwin.org [Dissidence scientifique sur le darwinisme - NdT] pour s'en rendre compte. De nombreux scientifiques, en particulier des biologistes, observent toutes sortes de problèmes inhérents au darwinisme et à l'évolution. Prétendre qu'un consensus sur une théorie existe entre les scientifiques est particulièrement pathétique surtout si mille d'entre eux sont en désaccord avec. Une telle prétention témoigne d'une nette déconnexion avec la réalité. Et plus une théorie doit être présentée au public de manière agressive et trompeuse, moins ses fondements sont solides. Invoquer le « consensus scientifique » est une tentative désespérée visant à nous laver le cerveau.

« L'évolution est un fait »
Est-ce le cas ? Sur quelle base ? Celle de l'autorité religieuse de Darwin ?

Rappelons les faits :

  • Les informations requises pour l'évolution sont très spécifiques. Les mutations sont aléatoires. L'aléatoire ne produit pas de spécificité.
  • Les mutations ont pour la plupart peu ou pas d'impact sur la survie mais dégradent le code génétique.
  • La sélection naturelle est impuissante à éliminer les non-mutants dans la majorité des cas.
  • La complexité ne peut pas résulter de mutations ponctuelles — même non aléatoires — ni de la sélection.
  • La création de nouvelles protéines de façon aléatoire est pratiquement impossible. L'évolution en exige des millions.
  • Les étapes infiniment petites sont impossibles en raison de la nécessité de nouveaux gènes, c'est-à-dire de grandes étapes.
  • Les nouveaux gènes nécessitent des régions de contrôle spécifiques, ce qui exige une coordination.
  • Les mutations dommageables l'emportent sur les mutations bénéfiques dans une proportion de mille contre un.
  • Les archives fossiles ne soutiennent pas du tout le modèle darwiniste.
  • Les vertèbres se forment chez les poissons depuis différents composants embryonnaires que ceux des mammifères, réfutant ainsi une ascendance commune — parmi de nombreux autres exemples.
  • Les observations et les expériences n'ont révélé que des gènes brisés et une adaptation très rudimentaire.
  • Les mutations induites par les radiations n'entraînent aucune amélioration, seulement des dommages.
  • La similarité de la structure n'est pas une preuve d'évolution. BMW et VW n'ont pas non plus muté de manière aléatoire à partir d'un ancêtre commun.
  • L'idée qu'avec le temps, tout est possible est une erreur. Il n'y a aucune preuve qu'un type d'animal/plante ait jamais évolué en un autre. Comment l'évolution peut-elle être un « fait » si tant d'éléments révèlent sa haute improbabilité, voire sa totale impossibilité ? Les faits ne sont pas le fruit de revendications dogmatiques. Les faits exigent des preuves. Personne n'a jamais démontré de quelque façon que ce soit que la macro-évolution est possible, et encore moins qu'elle est vraie.
L'évolution a-t-elle une raison d'être, ou pas ?
La façon dont le darwinisme aborde la raison d'être de l'évolution constitue une de ses plus grandes bizarreries. Même si Richard Dawkins affirme dans ses livres que les gènes n'ont ni raison d'être, ni intention, ni but, le reste de ce qu'il écrit laisse de toute évidence supposer le contraire. Et rien dans ses livres n'a de sens si nous devons vraiment accepter que les gènes n'ont ni raison d'être, ni intention, ni but. Selon lui, les gènes manipulent les organismes pour leurs propres bénéfices, et les humains ou toute autre créature ne sont que des outils permettant à l'ADN de fabriquer plus d'ADN, etc. Mais la manipulation et l'utilisation d'outils nécessitent pourtant des intentions et des finalités, et il n'y a aucun moyen de sortir de ce paradoxe. Dawkins nous explique — sans jamais préciser sa véritable pensée — qu'il ne veut pas dire que les gènes sont littéralement égoïstes, tandis que tous ses écrits nous donne par ailleurs l'impression que les gènes sont vraiment égoïstes au sens habituel du terme.

Et bien sûr, il ne s'agit pas seulement de Dawkins ; c'était déjà le cas avec Darwin. L'une des idées-forces de l'évolution par sélection naturelle c'est que tout est accidentel et sans dessein, quand bien même toute explication darwinienne des faits biologiques trahit cette idée. C'est le constat fait par David Stove, dans son livre Darwinian Fairytales [Les contes de fées darwiniens - ouvrage non traduit en français - NdT]. En examinant la question sous tous les angles possibles, l'auteur — avec une méticulosité douloureuse — démontre les incohérences, les inconsistances et les contradictions qui caractérisent les idées fondamentales de Darwin, en soulignant le fait que nul n'a même essayé d'expliquer ces incongruités manifestes. Il observe également que si nombreux sont ceux qui se réfèrent aux « gènes égoïstes », aux « gènes manipulateurs » ou à une adaptation dans un but précis, puis affirment ou sous-entendent « Bon, nous ne le pensons pas vraiment au sens littéral », personne ne précise ce qu'ils entendent tous par là.

Cela pose un sérieux problème pour la théorie, parce qu'à y réfléchir un peu plus, on ne peut s'empêcher de se demander : « Mais alors, que veulent-ils vraiment dire ? ». Aucune réponse satisfaisante ne semble exister. Si les adaptations ont une finalité et si les gènes nous manipulent dans un dessein égoïste — le tout au sens intelligible des termes — alors les gènes sont apparemment des êtres invisibles tout-puissants étrangement semblables aux dieux, et le darwinisme est fondamentalement une religion qui attribue à ces êtres invisibles tout le sens de la vie. En revanche, si ce n'est pas le cas et que l'ADN n'est qu'une molécule inerte qui ne peut rien faire à personne, alors aucune explication darwinienne n'a de sens. Les darwinistes évoquent l'intelligence lorsqu'ils parlent d'adaptations ingénieuses, avant de le nier avec véhémence dans le même souffle. S'ils ne pensent pas ce qu'ils disent, que veulent-ils dire ? En fait, personne ne le sait.

Le résultat de tout ceci est assez tragique. Voici ce que nous observons dans l'« enseignement » de l'évolution dispensé au public :

  • on lui dit qu'aucun dessein quel qu'il soit n'existe ;
  • on lui donne d'abondantes explications qui fourmillent de desseins ;
  • on lui fait subir un lavage de cerveau l'inclinant à penser que les deux sont simultanément vrais sans qu'aucune contradiction n'existe. Cet « enseignement » rend le public littéralement idiot. Toute personne capable d'assimiler l'évolution darwinienne sans ressentir de fortes dissonances cognitives souffre déjà d'une défaillance dans la structuration de sa pensée.Quand bien même — et comme certains se plaisent souvent à le dire — les organismes ne sont animés que par la survie et la reproduction, cette impulsion indique bien un dessein, une finalité, un sens. Mais d'où vient-elle, puisque ce sont les mêmes qui insistent sur la stupidité des gènes auxquels les organismes eux-mêmes se soumettraient ? La quadrature du cercle se renforce, car comment peut-on être esclave de ce qui n'a ni intelligence, ni dessein, et relève de l'aléatoire ?

Si nous devons prendre au sérieux à la fois l'idée que les gènes sont vraiment des agents inconscients sans intelligence ni dessein, et le caractère complètement accidentel et sans but de toute adaptation, alors ni la lutte pour la vie, ni la manipulation par les gènes, ni l'égoïsme, ni la nécessité de survivre ou de se reproduire de quelque manière que ce soit ne peuvent exister. Pas plus qu'il ne peut exister de raison à la reproduction des gènes, et encore moins une nécessité impérieuse qu'ils le fassent. Bien que toute la littérature évolutionniste laisse entendre que c'est le cas, un gène ne tire aucun avantage à s'auto-répliquer. Ce sophisme est si répandu que la plupart l'acceptent sans réfléchir, même si c'est royalement absurde. Si la réplication était « bonne » ou « mauvaise » du point de vue du gène, ce dernier serait alors implicitement en mesure d'en reconnaître la valeur, ce dont il est incapable, et les darwiniens eux-mêmes en conviennent. Un gène n'a pas plus d'impératif à se reproduire que n'en a une calculatrice à vous donner le bon résultat quand vous tapez 6+6=. Dans les deux cas, ce sont juste des programmations qui, par définition, n'attachent pas et ne peuvent attacher une quelconque importance au résultat.

Mais si c'est le cas, alors toute la littérature de Richard Dawkins — et presque toute la littérature darwinienne — n'est qu'un ramassis d'inepties qui sont non seulement intrinsèquement stupides, mais sont surtout incohérentes avec l'affirmation darwinienne selon laquelle les gènes n'ont ni raison d'être, ni intention, ni but. Avec une fierté et un sentiment d'accomplissement considérables, les darwinistes ont exclu de l'équation la Conscience et l'intelligence sans jamais vraiment réaliser qu'ils ne disposaient dès lors plus d'aucun moyen d'expliquer la raison d'être des gènes. Il est pourtant clair qu'ils ont par ailleurs le sentiment d'observer une raison d'être à tout ce qui nous entoure. C'est ainsi que les darwinistes ont — pendant 160 ans — assumé deux croyances contradictoires et prétendu avoir élucidé tous les mystères de l'Univers. Les gènes sont égoïstes, sauf que dénués de raison d'être, ils ne le sont pas. Les gènes nous manipulent, sauf que dénué d'intelligence, ils en sont incapables. Les gènes sont uniquement préoccupés par leur auto-reproduction, sauf que dénué d'une capacité d'intention, ils ne s'auto-reproduisent pas. Les gènes luttent contre d'autres gènes ou allèles, sauf que dénué de toute Conscience, ils ne le font pas. Et ainsi de suite, ad absurdum.

Que nous révèle ces observations sur les personnes qui ont fait des études et ont accepté l'évolution par sélection naturelle comme factuelle, sans s'être préoccupées des contradictions omniprésentes ni même de les avoir remarquées ? Cela ne témoigne guère d'une grande aptitude au raisonnement. En réalité, la plupart d'entre eux n'y ont bien sûr pas vraiment réfléchi. Et ce ne serait pas bien grave s'ils ne tenaient pour vrai toutes ces absurdités en méprisant ceux qui n'y croient pas. Leur conviction est très disproportionnée en regard de leurs connaissances réelles. Les évolutionnistes constituent l'un des principaux groupes qui accusent les chrétiens de ne pas être capables de résoudre exactement ces problèmes. Quelle ironie quand la littérature évolutionniste est tourmentée par les mêmes écueils que la Bible — d'interminables contradictions, la croyance en des êtres invisibles qui nous manipulent tous, et une tonne d'absurdités illogiques.

Les propres prémisses du darwinisme — selon lesquels rien n'a d'objectif à atteindre — rendent impossible l'idée largement répandue qui considère la survie et la reproduction comme les « finalités » de la vie. En fait, si nous devions prendre les principes matérialistes darwiniens au pied de la lettre, nous ne trouverions presque rien du tout qui puisse être la « vie » en tant que telle. La vie darwinienne, c'est la fin de la vie. L'ADN n'est pas vivant. La Conscience n'est prétendument qu'un effet secondaire de certaines mutations aléatoires. Puisque nul Conscience intrinsèquement libre de poursuivre ses propres objectifs n'existe, aucune finalité, y compris la survie, ne peut exister. Selon le darwinisme, un grand nombre d'organismes vivants — voire la plupart — ne possèdent en fait aucune Conscience de quelque nature soit-elle, quand bien même on nous dit que leur finalité consiste à se reproduire. Mais alors, quelle partie de ces êtres poursuit cet objectif ? La contradiction imprègne tellement le darwinisme qu'être capable d'avaler toutes ces absurdités sans les vomir ou de les lire sans se retrouver avec un sérieux mal de tête est vraiment impressionnant.

L'entière narration de l'évolution ne fonctionne que par la personnification des gènes, et pourtant on nous assure que les gènes ne possèdent ni Conscience ni aucune raison d'être. On dirait la religion d'un dieu mort. Le dieu est mort, mais il nous pousse malgré tout à agir selon ses désirs, et même s'il n'en a pas... il le fait quand même. Sans le vouloir. Mais il faut quand même lui obéir. Même s'il est mort. Parce que nous n'avons pas le choix. C'est bizarre mais c'est comme ça. Ben oui. C'est vrai. Nous ne faisons que servir Celui qui n'existe pas. Et nous ferions mieux de vite proliférer si nous ne voulons pas que son esprit qui n'existe pas se fâche contre nous. Je sais, faire partie de cette secte n'est pas facile, mais essayez de suivre, s'il vous plaît.

Les implications
Quelles sont les implications à tout cela ? Pensez-y... Toutes les créatures vivantes, y compris chacun d'entre nous et les autres êtres humains constituent une composante majeure de nos vies. Mais que savons-nous vraiment d'eux et de leurs origines ? Depuis l'enfance, on nous abreuve d'une imposture sophistiquée comprenant de nombreuses données que l'on sait fausses (voir le livre de Jonathan Wells La science zombie), et considérées comme tel y compris par les darwinistes eux-mêmes. L'idée que la matière seule existe, que tout est mécanique et aléatoire, que toute vie est un accident, que notre esprit n'est qu'une illusion et que rien n'a de sens constituent la vision globale du monde qui accompagne cette imposture. Nous sommes conditionnés à voir le monde selon cette perspective. Est-ce important ? C'est à chacun d'en décider, mais il convient d'examiner où nous mène cette influence.

Guide du darwiniste cohérent
Si vous croyez que les darwinistes ont raison et que l'évolution par sélection naturelle est réelle, je vous propose de découvrir comment cette croyance vous définit en tant qu'individu. Si vous n'êtes pas d'accord, c'est que vous n'y croyez pas vraiment ou que vous vous trompez sur toute la ligne. Croire en l'évolution nécessite d'être cohérent. Vous ne pouvez pas prétendre y croire et agir comme si ce n'était pas le cas. Voici donc à quoi ressemble le néo-darwinisme quand on n'y renonce pas à chaque obstacle.

Vous n'êtes qu'un sac de viande et d'os, constitué de molécules et d'atomes inconscients qui de façon complètement accidentelle ont pendant des milliards d'années abouti à la forme que vous avez actuellement. Votre ancêtre est une bactérie unicellulaire. Vous n'êtes que le résultat d'une longue série d'erreurs dans le processus de réplication de l'ADN de cette bactérie. Votre esprit pensant est une illusion. Votre perception n'est que le résultat de l'activation de vos neurones, eux-mêmes dirigés par vos gènes. Vos gènes sont des chaînes de molécules composées de carbone, d'oxygène, d'hydrogène, d'azote et de phosphore dont le QI total est égal à zéro. Pourtant, ils « décident » de tout ce que vous faites. En réalité, vous ne faites aucun choix. Vous n'avez pas de libre arbitre, car la volonté n'existe pas. C'est une illusion. À ce stade, vous ne pouvez rien faire de plus que ce que vous faites, et ce que vous faites est déterminé par vos gènes et votre environnement.

Vos gènes n'ont peut-être pas de raison d'être, mais cela ne les empêche pas de vous manipuler toute votre vie — et cette contradiction ne vous dérange pas du tout, car vos gènes vous ont manipulé pour que vous n'y pensiez même pas. Vous êtes esclave de votre ADN, et votre finalité est d'en fabriquer davantage. Vous êtes vraiment une piètre créature parce que tout ce que vous faites est contrôlé par quelque chose qui n'a aucune conscience de vous — ou de quoi que ce soit d'autre.

Votre femme/mari/enfant est aussi un sac de viande sans véritable esprit, sans intelligence et sans libre arbitre, et son existence n'a aucun sens. Votre relation est déterminée par des hormones et par l'activation de vos neurones, eux-mêmes dirigés par des gènes « égoïstes ». Ce n'est pas à vous de décider comment votre vie va se dérouler. Vous n'êtes pas aux commandes. Vous n'êtes qu'un spectateur, qui observe ce que vos gènes vous font faire, et vous croyez probablement à tort que vous faites réellement vos propres choix. Ce n'est pas le cas. Pas si l'évolution darwinienne est vraie. Vous n'avez aucun contrôle ni sur votre vie ni sur votre existence. Et avant toute chose, la notion de « vous » n'existe pratiquement pas.

Les personnes dévotes ne sont pas stupides. Les criminels ne sont pas « mauvais ». De telles choses n'existent pas. Tout n'est que stratégie de survie et adaptation à l'environnement sous la gouvernance des gènes. Si une personne survit et se reproduit, c'est la preuve d'une bonne adaptation à son environnement. Si elle survit en assassinant et se reproduit en violant, tout va bien parce que la survie prime sur tout le reste et que seuls ses gènes lui imposent ce comportement. Elle n'a pas le choix, pas plus que vous ne l'avez. La moralité n'existe pas puisque le contexte de l'évolution par sélection naturelle n'offre aucune place pour un tel concept. Le viol et le meurtre ne sont pas des « mauvais comportements », sauf dans vos fantasmes. Ce sont des stratégies de survie, et si elles fonctionnent, c'est qu'elles sont les « meilleures » possibles. On ne peut pas se soustraire à ces inévitables conclusions.

Croire en l'évolution néodarwinienne par sélection naturelle suppose d'accepter sans doute aucun que la vie a surgi lorsque des atomes se sont accidentellement heurtés les uns les autres dans un ordre aléatoirement spécifique — un oxymore s'il en est un. C'est croire au remplacement fortuit de l'adénine par la cytosine ou la thymine ayant permis à un poisson de se transformer en ours. C'est croire en l'existence de preuves d'un ancêtre commun à toutes les créatures, même s'il n'y en a pas. Et pourtant, pas une seule de vos croyances ne résulte de votre pensée puisqu'elles sont toutes insufflées par vos gènes — même si personne ne sait pourquoi ou comment. La confusion règne quant à savoir pourquoi l'évolution pousse certaines personnes à croire en Dieu et d'autres à être athées. Mais vos croyances importent peu, survivre est tout ce qui compte. Après tout, la vérité n'a aucune valeur. Si vous survivez grâce au mensonge, vous avez clairement fait le bon choix. Si vous mourez pour la vérité, vous êtes un échec de l'évolution.

Jours après jours, vous vous levez et allez travailler parce que vos gènes vous pousse à le faire. Ce n'est pas par amour que vous embrassez votre conjoint, (l'amour n'existe pas — ce n'est qu'une illusion), vous le faites, à l'instar de tout le reste, parce que c'est la stratégie de survie de vos gènes. Survivre est la seule chose qui compte. Si le nombre d'enfants de votre voisin(e) est supérieur au vôtre, le principe de l'évolution en fait un spécimen plus performant que vous. Si vous consacrez votre temps aux études ou au bénévolat, les gènes de votre ami(e) qui se consacre au sexe et à la procréation sont meilleurs que les vôtres qui sont merdiques, puisque la qualité des gènes se mesure au nombre de descendants. Votre ami(e) assure l'avenir de l'humanité. Vous êtes une aberration.

Vous serez soumis à tout ce que vos gènes vous imposeront pour le restant de votre insignifiante existence.

Vous avez lu cet article parce que vos gènes vous ont poussé à le faire. Si vous laissez un commentaire en désaccord avec l'article, ce sont vos gènes qui vous ont poussé à le faire. Si la rédaction de votre commentaire ne produit pas de descendance, il ne sert à rien du tout. Toute autre action est sans valeur si aucune descendance n'en résulte. Quel est l'intérêt de survivre et de se reproduire si tout le reste est insignifiant ? Je n'en sais rien. Demandez à vos gènes.

Si vous croyez en l'évolution par mutations aléatoires et sélection naturelle, il ne fait alors aucun doute que cette vision de la vie, de l'Univers et de tout le reste est aussi la vôtre. Si elle ne l'est pas, c'est que vous adaptez vos croyances au gré des obstacles mis en lumière, ce qui fait de vous un hypocrite.

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