Mustapha Saha et Simon Elbaz
« La poésie est considérée par les juifs et les musulmans comme la plus haute expression de la création littéraire. Les sentiments nobles, les émotions esthétiques, la pureté mystique empruntent cette navette des muses, ce véhicule des archanges, ce tapis volant des saints, pour livrer leur message en gardant leur mystère. 
Autant la pensée juridique a besoin de sa rigueur conceptuelle pour rendre opérationnelles ses sentences temporelles, autant la poésie, comme l’art, détient le secret de pénétration des univers imaginaires, des espaces extraordinaires, des mondes surnaturels, où le rêve et la réalité, le visible et l’invisible, l’inconcevable et l’ineffable, fusionnent dans l’éblouissement des sens. La poésie sublime les contingences, transcende les différences, réunit dans la même empathie les prospérités et les indigences. C’est dans cette cosmogonie partagée que la littérature populaire, juive et musulmane, a puisé ses contes merveilleux, ses légendes impérissables, ses mythologies intarissables, partagées dans le quotidien et les retrouvailles festives par tous les marocains. » (Mustapha Saha : Haïm Zafrani, Penseur de la diversité, éditions Hémisphères / éditions Maisonneuve Larose, Paris, 2020). 

Éloge de Simon Elbaz par Haïm Zafrani 

« Dans cet univers socioculturel, poétique et musical, entre de plain-pied l’auteur compositeur Simon Elbaz pour témoigner de cette tradition multiséculaire, qui s’exprime dans le Matrouz encore présent dans quelques lieux privilégiés, contribuant remarquablement à sa réalisation scénique et musicale. Gardien fidèle d’un patrimoine millénaire, il s’en inspire pour le féconder et l’enrichir de compositions nouvelles et originales, empruntant aux auteurs anciens et contemporains, qui conjuguent le passé au présent avec lustre et talent » (Haïm Zafrani). 

 
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