Un livreur de 42 ans est mort des suites d'un arrêt cardiaque après un contrôle de police. Sa famille a porté plainte pour «violences volontaires ayant entraîné la mort». Le parquet a ouvert une information judiciaire pour homicide involontaire. 

Que s'est-il passé le 3 janvier 2020 vers 10h du matin, à l’angle du quai Branly et de l'avenue de Suffren, à Paris ? Cédric Chouviat, le livreur de 42 ans et père de cinq enfants, a été contrôlé par la police pour une plaque d'immatriculation sale. A la suite de ce contrôle, il a été conduit en réanimation à l’hôpital Georges-Pompidou, où il est décédé deux jours plus tard, le 5 janvier, vers 3h30. Selon l'avis médical, cet homme «a fait un arrêt cardiaque suite à un manque d’oxygène». 

L'autopsie évoque elle une asphyxie «avec fracture du larynx». La famille a porté plainte, et une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances de sa mort. 

Le 7 janvier, le site d'information Mediapart a publié une vidéo de cette interpellation. On y voit Cédric Chouviat avec son téléphone s’approchant d’une manière menaçante vers les policiers. Il est ensuite plaqué au sol par ces mêmes policiers, sur le ventre et encore casqué. Il semble montrer des signes d'épuisement.

Le chef de file de LFI Jean-Luc Mélenchon a exprimé sa «stupeur» sur Twitter : « Chouviat aurait eu le larynx écrasé au cours de son interpellation. On en est là ? Castaner et Belloubet vont-ils tout couvrir une fois de plus ?»

«Les images de l’interpellation de Cédric Chouviat sont sans appel : la violence des policiers lors de l’interpellation est indéniable. Combien d’images seront nécessaires afin que vous admettiez enfin la réalité des violences policières dans ce pays ?», s'est de son côté indignée la députée LFI Mathilde Panot. 

Sur les réseaux sociaux, et notamment Twitter, de nombreux internautes se sont émus de la mort de Cédric Chouviat. Le 7 janvier vers 18h30, plus de 16 000 personnes avaient tweeté avec le mot-dièse #JusticePourCedric. En outre, près de 30 000 tweets faisaient mention de Cédric Chouviat.




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