Je n'arrive pas à m'y faire. Ce comportement bestial des forces de police me révolte au plus haut point. Mais ce qui me révolte encore davantage, c'est cette absence de raison, de conscience, de dignité et de courage de la part de ces policiers qui font preuve d'une brutalité criminelle. Leur incapacité à dire non, nous n'obéirons pas à des ordres indignes, nous ne frapperons pas ceux qui ont faim.

Donnez un uniforme à un imbécile et vous en ferez une bête sauvage. Nous en sommes là.



Alors, bien sûr nous savons que la police concentre beaucoup de ceux qui ont tout raté dans leur vie. Les cancres, les sans diplômes et sans culture, ceux qui ont un faible niveau d'éducation, ceux qui par nature ou par faiblesse, acceptent de se soumettre à une hiérarchie ou à une autorité sans même réfléchir, ceux qui se recyclent pour la paye à la fin du mois, pour la sécurité de l'emploi.

Bref, on choisit d'entrer dans la police comme un pis aller, parce qu'on est sûr de pouvoir payer le crédit de la maison, de la voiture, du frigo, de la télé et puis quoi qu'il arrive, à la fin du mois on a son chèque... L'avantage d'être un fonctionnaire servile de l'Etat...

Ils ne réalisent pas que le pouvoir les utilise pour détourner sur eux la colère légitime des gens qui n'arrivent même plus à vivre de leur travail. Ils n'arrivent pas à comprendre qu'en adoptant une attitude violente vis à vis des citoyens qui ne font qu'exercer leur droit constitutionnel, ils attirent sur eux la haine et l'envie de vengeance.

Les Gilets Jaunes ne sont que la première secousse qui annonce un vrai tremblement de terre. Et ce tremblement de terre qui se profile à l'horizon sera terrible pour ceux qui pensent l'empêcher à coups de LBD, de matraquages, de gazages et de lynchages.

Ceux qui ont été mutilés, estropiés, arrêtés, condamnés injustement, n'oublieront jamais. Ceux qui ont un membre de leur famille handicapé à vie, ceux à qui on a assassiné l'avenir, garderont cette blessure au fond du coeur toute leur existence. Et ce n'est pas Macron probablement en fuite ou exilé, qui en paiera le prix, mais ceux qui ont profité de l'uniforme pour se comporter en Escadrons de la mort.

La vengeance est comme un feu ardent. Il ne s'éteint que le jour où il est consumé. Jamais avant.

Et quand en plus, on défend le camp des oppresseurs plutôt que les opprimés, la vengeance finit même par oublier la pitié car se justifier en disant :"je n'ai fait qu'obéir aux ordres", n'empêchera pas la sentence de tomber.

Le mal que l'on fait nous revient toujours. C'est une loi absolue. Et si l'uniforme est aujourd'hui synonyme de force et d'impunité, demain il sera un vêtement taché du sang des innocents, qui exigeront justice.

Je lance cet appel aux forces de l'ordre : qu'avez-vous fait de votre conscience ? Retrouvez votre humanité avant qu'il ne soit trop tard. Choisissez de défendre l'opprimé plutôt que les banquiers et leurs serviteurs, car ce monde injuste va s'effondrer sur eux, soyez-en sûrs.





 
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