Dans l’édition d’Al Bayane du 29 avril 1997, le point de vue exprimé par M.Benaceur Aâzaoui de Bourges en France, sur la nécessité de faire participer nos compatriotes émigrés aux prochaines échéances électorales, mérite toute l’attention, non seulement du gouvernement, mai aussi des partis politiques marocains et plus particulièrement ceux de la Koutla Démocratique.

Cette interpellation est très pertinente et devrait amener dans le cadre du consensus en cours, à faire associer pleinement les membres de la communauté marocaine à l’étranger aux prochaines consultations électorales.

Certes, rien n’empêche que les résidents marocains à l’étranger, qui sont inscrits au Maroc sur les listes électorales, viennent voter ici, voire même se porter candidats.

Mais, la grande lacune, c’est que jusqu’à présent, rien n’est prévu pour faire représenter la communauté marocaine à l’étranger en tant que telle, dans l’une des deux chambres au futur Parlement.

Ceci aurait supposé que nos compatriotes émigrés puissent voter à l’étranger même, en élisant leurs représentants, soit dans la première chambre, comme ce fut la cas lors de la législature 1984-1993, où existaient cinq circonscriptions de l’étranger, soit dans la Chambre des Conseillers.

Il est toujours temps, à notre sens, de trouver une solution adéquate, qui ne marginalise pas politiquement la communauté marocaine à l’étranger. Nos compatriotes émigrés sont des citoyens marocains à part entière et appartiennent à la nation marocaine.

De notre point de vue, il sera toujours possible, à l’occasion de la prochaine discussion des lois organiques, de remédier à cette déficience manifeste, à condition que la volonté politique y soit.

Abdelkrim Belguendouz
« Al Bayane », 1er mai 1997



 
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