Moi, que tu qualifierais de "vieux schnock", j'étais aussi un "petit branleur" comme tu l’es aujourd’hui. Je suis né moins de cinq années après la fin de la seconde guerre mondiale dans un Maroc encore sous un protectorat bicéphale, français et espagnol. 

Dix présidents de la république française et quatre monarques (Ben Arafa y compris) plus tard, je te rencontre tout frais, prêt à conquérir le Graal, et pour commencer le "thymus", cette reconnaissance que tu crois due à ta fraîche et belle personne. 

Du haut de ta fierté de coq, tu penses, sans rire, que tout ce qui t’a précédé et tout ce qui viendra après toi n’est, à t’écouter, qu’inutiles et désuètes entreprises.

"Diantre ! la vieillesse est si lointaine et la mort n’est infligée qu’aux autres, jamais à mon hormonale vitalité !", sembles-tu penser. 

Pourtant, l’ancien "petit branleur" que je suis sait aujourd’hui que tu es voué, tout comme les 108 milliards d’hominoïdes bipèdes qui sont nés et morts sur notre planète, à un inévitable retour à la sphère du néant spatiotemporel ! 

Alors calme-toi, "petit branleur", ton tour d’accès au statut de "vieux schnock" arrivera à une fulgurante vitesse sans que tu ne t’en rendes vraiment compte.

A moins que tu ne casses ta pipe entre-temps !

Journaliste


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