Détrompez-vous, cette chronique n’est pas et ne sera pas une chronique religieuse. Je peux parfois être spirituel, je parais même des fois un tantinet mystique, mais le rayon de la religion, ce n’est pas du tout ma tasse de thé, d’autant plus que je n’y connais vraiment que dalle.

Cela dit, je tiens à dire et redire ce que beaucoup de mes amis n’arrêtent pas de dire, la religion, la foi et tout ça, ça ne regarde personne, et personne ne devrait avoir le droit de s’immiscer dans ce en quoi on croit, ou on ne croit pas. 

Je voudrais, juste en passant, avant d’attaquer le sujet de mon billet de la semaine, mettre en garde certains qui veulent jouer les gardiens du temple, en nous rappelant les lignes rouges à ne pas dépasser pour ne pas aller en enfer, tout en laissant leurs camarades de classe et de chasse, continuer de naviguer à l’aise dans les eaux impies ou supposées telles. 

Bien sûr, je fais allusion à cet ancien ministre et secrétaire d’Etat qui, fonction oblige, avait baigné en djellaba et en costume durant plusieurs années dans le bassin des intérêts, commissions et autres frais bancaires, nationales et internationales, et qui, aujourd’hui, nous sort sa litanie usuelle usée sur l’usure et sur les usuriers.

De qui se moque-t-il ? Je devrais dire : de qui se moquent-ils ? Car que pensent ses copains et copines, qui n’ont pas pipé mot, car eux et elles, usure ou pas usure, ont bien compris qu’il ont intérêt à la boucler si ils ou elles veulent garder leur place.

Je ferme cette parenthèse, et j’attaque le thème de cette semaine, même si, normalement, j’aurais du en parler la semaine dernière.

En effet, il s’agit de ce quoi appelle “Le Salon du livre” et qu’on devrait plutôt appeler “La foire des livres et de la balade”.

En fait, si je n’en ai pas parlé avant, c’est d’abord pour ne pas chahuter un événement qui, malgré ses nombreuses failles et défaillances, a le mérite d’exister, ne serait que pour y rencontrer ses proches et ses potes. Et puis, parce que, le naïf chronique et l’optimiste incorrigible que je suis croit toujours que les choses vont bien finir par changer un jour.

Tu parles ! 

C’est vrai, et comme chaque année, des milliers de visiteurs et visiteuses se lancent chaque jour à l’assaut de ce salon aux portes géantes et aux fenêtres inexistantes, depuis son ouverture jusqu’à sa clôture. Les uns se promènent, les autres bavardent, certains touchent les livres, certaines feuillettent les pages, les gosses gazouillent, les ados se chatouillent, les jeunes draguent, les moins jeunes les jalousent, bref, tout le monde a l’air d’y trouver son compte, sauf, peut-être, les éditeurs, ou même sans doute, les auteur(e)s. 

Justement, à propos de compte, j’ai deux mots à vous dire.
Tout d’abord, et comme je l’ai dit à certains ami(e)s lors de mes nombreuses visites à ce salon-courant-d’air, si on avait autant de lecteurs que de visiteurs, on serait les plus heureux. 
Rêvons un peu. 

Ensuite, je n’ai jamais compris pourquoi les différents ministres et responsables de cette manifestation qui était, cette année, à sa 26ème édition, n’ont jamais fait les vrais comptes, c’est-à-dire ceux de l’évolution du lectorat au Maroc, se contentant de nous rabâcher les oreilles avec la courbe ascendante continuelle des chiffres des tickets d’entrée ? 

Mais, bon sang, à quoi sert de savoir que le nombre des visiteurs et des promeneurs ne fait qu’augmenter, alors qu’on sait que celui des lecteurs, lui, ne fait que baisser ? 

Au lieu d’essayer d’avoir une réponse à ces questions, ou juste qu’un jour, on les pose publiquement, les autres, eux, sont encore à discuter du sexe des anges, de la superficie du ciel, de l’âge des houris, et, surtout, surtout, de l’intérêt à ne pas jamais parler de l’essentiel. 

Comprend qui pourra ou.. qui voudra.

En attendant, je vous souhaite un très bon week-end et vous dis à la semaine prochaine pour un autre vendredi, tout est dit. 


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