Plus de 40 milliards de dirhams, environ 3,6 milliards d'euros, c’est la somme transférée par la diaspora marocaine au pays, ce qui représente la première entrée en devises. Cet apport ne nécessite ni un effort d'investissement ni une campagne de communication, comme c'est le cas pour le tourisme, la seconde source en devises.

Il reflète la confiance qu'ont aujourd'hui les Marocains résidant à l'étranger (MRE). Comment cet argent est investi et quelles sont les difficultés rencontrées ? A travers des exemples concrets, Sézame accompagne le retour estival des Marocains au royaume. Depuis le début du règne de Mohammed VI, le nombre de Marocains qui retournent au pays pendant les vacances estivales ne cesse d'augmenter. Dans le cadre de l'opération Marhaba, du 15 juin au 15 septembre, une hausse de 10 % du nombre de MRE qui y séjourneront est prévue. Environ 1,6 millions de passagers sont attendus au seul port de Tanger. Le débat politique autour de la participation des Marocains de la diaspora aux élections législatives de 2007 risque d'être très vif après le communiqué du ministère de l'Intérieur annonçant que la première priorité aujourd'hui est la structuration du Conseil supérieur de la communauté marocaine à l'étranger et l'institution du cadre juridique qui permettra à cette communauté de voter et d'avoir des représentants élus au sein de la chambre des représentants.

L'observation de la situation de la société civile marocaine à l'étranger indique que cette dernière est loin d'être organisée et structurée afin de répondre à une double prérogative : d'un côté, ne pas se mettre en défaut par rapport à la société d'installation qui, souvent, est devenue une seconde patrie et, de l'autre, participer à la consolidation du système politique marocain et non pas se limiter à ajouter quelques membres supplémentaires au Parlement. Il nous est plus demandé à nous, Marocains résidant à l'étranger ou vivant entre les deux rives, d'accompagner le développement social et économique du pays et de consolider les structures politiques existantes en leur insufflant plus de démocratie interne, plus de transparence et la fierté d'appartenir à un pays comme le Maroc. La représentativité au parlement ne pourra être efficace qu'une fois nos doléances structurées, nos leaders identifiés et une fois nos programmes clarifiés. Du 10 au 11 juillet aura lieu à Rabat la Conférence euro-africaine. Le Maroc, qui a montré une bonne gestion de la question de l'immigration clandestine, devra valoriser davantage encore la construction de partenariats solides pour résoudre les fléaux de cette nouvelle forme d’esclavage. Des frontières maîtrisées et une mobilité migratoire gérée de façon humaine sont les défis du moment et la base de la consolidation d'un co-développement international et régional basé sur la confiance et le respect des droits de l’homme.

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