C'était à l'occasion de la journée du migrant, un certain 10/08/2014, en présence de quelques ministres dont le chef du gouvernement de l'époque Abdalilah Benkirane. Alors que le secrétaire général du CCME (Conseil de la communauté marocaine à l’étranger), prenait la parole, les Marocains du Monde présents dans la salle lui avaient scandé à la face d'une seule voix "dégage'', pour exprimer leur mécontentement du bilan désastreux (et absent) d'un Conseil de la Communauté Marocaine à l'Etranger dévoyé et moribond. 

Abdallah BOUSSOUF avait perdu, ce jour-là, sa maîtrise de soi, et répondait par l' arrogance, " je reste à mon poste, venez me déloger, bande de misérables" .! C'était l'unique fois que le "docte" Abdallah BOUSSOUF s'aventure à prendre la parole devant une assise de l'immigration marocaine, car, toutes ses rencontres se passent en milieu restreint en présence de courtisans, vendus à ses services, par l'argent du conseil. 


Le chef du gouvernement Abdalilah Benkirane, devant le grand chahut provoqué par la réaction indigne de Abdallah Boussouf, a dû intervenir pour demander à lui de retirer ses insultes à l'égard des MRE ici présents. Cinq ans après, la colère des marocains du monde est toujours là devant un conseil, « leur conseil », devenu une arrière-bassecour de quelques courtisans et pique-assiettes sans honneur, au service de la mégalomanie de son secrétaire général. 

Un conseil devenu une coquille vide, avec la démission effective ou de faits de certains membres, le retrait du président de l'institution, un vide total s'agissant des préoccupations majeures des marocains du monde, un fonctionnement clanique et tribal, et une gestion opaque et douteuse des deniers publics. 

Les questions soulevées cet été par le scandale dévoilé par le très sérieux journal espagnol El Mundo, demeurent posées. Il s'agit d'accusation gravissime, de détournement de fortes sommes d'argent (ndlr El Mundo) où le nom du secrétaire général est cité. Si la majorité des MRE ignore l'existence même du Conseil de la communauté marocaine à l'étranger, par son absence et son silence, l'écrasante majorité des marocains du monde, qui le connaissent, notamment les acteurs associatifs, portent un jugement plus que critique sur ce conseil. 

C'est une vérité que rien ne peut travestir, ni les divagations de Abdallah Boussouf, sous forme d'articles sur des hors-sujets de l'immigration marocaine, publiés et promus par une certaine presse achetée par l'argent du CCME, ni la petite poignée de courtisans et serviles qui s'agitent sur les réseaux sociaux pour un plat de lentilles. Rien ne pourra empêcher les marocains du monde et les marocains de l'intérieur dans une démarche citoyenne, de formuler des critiques, de faire le constat d'un bilan désastreux, d'interroger ou de faire des propositions dans le cadre d'un débat démocratique. 

Nous sommes à la veille de la fin du 3ème mandat, 12 ans d'existence, d'un conseil nommé pour 4 ans, en violation même de son propre « Dahir » de création. Nous avons désormais le sentiment que le renouvellement de notre majliss, sa réorganisation et sa démocratisation sont liées et dépendent aussi de l'enjeu de la politique globale du pays, dans sa volonté ou pas d'engager une véritable politique de réformes des institutions, d'assainissement de la vie publique, en mesure d'assurer les conditions d'une réconciliation nationale dont nous avons tous besoin, dans l'intérêt du Maroc et des marocains de l'intérieur et de l'étranger. 


Mohammed Alaoui Bernoussi 
MRE et militant associatif




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