Macron est à Pékin, mais il n'a pas l'air d'y faire des étincelles, et encore moins des feux d'artifice.
  • Moi, je dirige un Etat souverain qui contrôle sa monnaie, où les banques obéissent au gouvernement, où le PIB a un taux de croissance de 6%, où le taux de pauvreté est de 3%, où le niveau des salaires ne cesse d'augmenter, je ne fais la guerre à personne, je n'inflige aucune sanction et je ne donne de leçons à personne, car je suis trop occupé à développer mon pays ..
  • Moi, euh, je fais semblant de diriger un Etat dont je vends le patrimoine à mes copains, j'ai été élu par les banques qui contrôlent les médias, le taux de croissance est de 1,2%, les salaires stagnent, la pauvreté s'accroît (14,7%), je fais la guerre dans huit pays, j'inflige des sanctions à des peuples que les USA ou Israël n'aiment pas et je donne des leçons à la terre entière ..
Macron veut parler de Hong Kong et des droits de l'homme à Pékin. Avec 25 mutilés et 200 blessés graves, il est vrai que Mister Flash ball est un spécialiste.

Officiellement, rapporte "Le Figaro", "le président démarre sa seconde visite en Chine en jouant la carte européenne pour tenter de déverrouiller le marché chinois, mais il se heurte à l’indifférence croissante de la seconde économie mondiale à l’égard du Vieux Continent". Il participera à l'inauguration de la foire internationale aux importations, "un projet phare du président chinois".

Il prononcera un discours "dans la foulée du dirigeant le plus autoritaire depuis Mao à l’ouverture de la seconde édition de ce rendez-vous qui vise à projeter l’image d’une Chine ouverte sur le monde".
"Un joli tour de passe-passe, selon les critiques, qui dénoncent une «foire Potemkine» de la part du régime communiste, dont les champions nationaux sont largement subventionnés, faussant la concurrence mondiale, comme l’accusent les États-Unis et l’Union européenne."
Ils sont vraiment marrants, au "Figaro". Ils relaient le discours habituel des dirigeants américains et européens sur les méchantes entreprises publiques chinoises qui surclassent les gentilles entreprises privées occidentales.

On se demande ce qu'attendent les Chinois pour abandonner un système qui fonctionne, le leur, au profit d'un système vermoulu, le nôtre, dont l'idéologie dominante en Occident chante les louanges avec obstination.

Le numéro un mondial de la téléphonie est une entreprise dont les salariés sont actionnaires (Huawei), et le numéro un mondial de la construction de TGV une entreprise d'Etat (CRRC). On compte sur "Le Figaro" pour illustrer, avec ces deux exemples, la merveilleuse compétitivité de l'entreprise capitaliste, conformément à la Vérité révélée du libéralisme cher à ce quotidien dont le propriétaire est un fabricant d'avions qui émarge au budget de la Défense ..

Au moins, le voyage de Macron aura servi à quelque chose.






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