1.1- Un paradoxe 

Si le rôle de l’émigration marocaine en général dans le développement du pays est un thème débattu depuis longtemps, par contre le rôle des rapports entre la migration des compétences marocaines et le même développement du Maroc, n’est devenu un sujet d’actualité dans le débat public, et n’a gagné en visibilité que plus tardivement. 



En effet et de manière générale, les études entreprises jusqu’ici sur le fait migratoire marocain ne font qu’effleurer l’aspect migration des compétences. Pourtant, cette thématique du «brain-drain», qui est un sujet des plus sensibles, compte tenu du fait que l’exode des cerveaux affecte considérablement le développement social, économique et culturel des pays d’origine et constitue une véritable subvention aux pays du Nord par les pays du Sud, a pris une dimension internationale dès 1967. 

A cette période, l’assemblée générale des Nations Unies avait adopté, à l’initiative du Brésil, de l’Egypte, de l’Iran et du Nigéria, pays qui étaient déjà sévèrement touchés par l’exode de leurs compétences, la résolution 2320 demandant l’élaboration d’un rapport en la matière, qui fut confié à l’Unitar et à l’Unesco. Depuis, les rapports des organisations internationales et régionales ont foisonné sur le thème, mais sans qu’on arrive à des mesures pratiques effectives, rendant justice aux pays du Sud qui sont les premiers lésés par ces déperditions. 





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