Le discours du Trône prononcé le 29 juillet 2019 par le Roi Mohammed VI, a relancé le débat sur la refondation du modèle de développement au Maroc. Entre temps, l’Institut Amadeus a préparé méthodiquement et publié dans ce sens un document fort intéressant de quelques 108 pages intitulé : « 100 propositions pour un modèle de développement national durable, juste, inclusif et innovant ». 

Il s’agit en effet du Mémorandum élaboré en la matière par ce «do thank » marocain basé à Rabat, en ayant recours à une démarche inclusive et participative et en s’appuyant sur l’organisation d’une série de tables rondes regroupant des profils à compétences et à sensibilités différentes. 

Ce Mémorandum n’est pas que la synthèse des travaux des diverses tables rondes organisées. Il va bien au-delà en approfondissant la réflexion par ses auteurs et en établissant des priorités en matière de recommandations et de propositions. 

Le champs couvert est très vaste à la lumière des divers enjeux et défis liés à la nécessaire rénovation du modèle de développement au Maroc. Sur ce plan, on ne peut être que très satisfait par le fait que la question migratoire au Maroc dans ses deux versants (immigration étrangère et asile au Maroc et Marocains résidant à l’étranger) ait été prise en compte par le groupe d’auteurs (Brahim Fassi Fihri, Olivier Deau, Amine El Kabbaj, Abdoul Malick Ba) et de contributeurs (Hafsa Mekouar, Yasmine Laallam, Imane Isselmane, Amine Badad). 

En prenant en considération la totalité du Mémorandum, le modèle de développement national formant un tout, les lecteurs pourront se référer particulièrement au chapitre 3 intitulé « la circulation du capital humain et les questions de migration ». Aux pages 60 à 64, on trouvera une série de propositions et de recommandations clés intéressant aussi bien les immigrés au Maroc que la communauté des citoyens marocains établis à l’étranger. Ces préconisations méritent d’être connues et discutées., constituant un apport enrichissant de l’équipe de l’Institut Amadeus. 

Le débat est à approfondir en particulier par la société civile MRE et le mouvement associatif des migrants au Maroc, en soulevant également avec arguments à l’appui, des aspects majeurs ou spécifiques qui n’ont pas été abordés dans ce Mémorandum. Ceci dans le but d’élargir le champs de réflexion et de propositions de la future Commission en charge du Modèle de développement. 

On se félicitera à ce niveau de l’esprit de transparence et de partage des responsables de l’Institut Amadeus qui ont rendu public leur contribution à la réflexion nationale, en espérant que tous les autres acteurs (politiques, syndicaux, associatifs, culturels ou autres) qui ont élaboré (ou vont lréaliser) des documents relatifs à la refonte du modèle de développement, en fassent autant. 

Rabat, le 18 août 2019 

Abdelkrim Belguendouz 
Universitaire à Rabat, chercheur en migration 




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