Annexe : « Pour un Agenda Africain sur la Migration »
Rapport de Sa Majesté Mohammed VI, Roi du Maroc, Leader de l’UA sur la Question de la Migration à la 30ème Session Ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine / Addis Abeba, 28 janvier 2018.

Sommaire de l’Agenda Africain sur la Migration 
Introduction
I. Contexte de la question migratoire au niveau international et africain 
  • a. Au niveau international 
  • b. Au niveau africain 
II. Efforts de l’Afrique pour gérer la question de la Migration 
III. Vers une approche africaine cohérente de la question migratoire 
  • a. Politiques nationales 
  • b. Coordination sous régionale 
  • c. Perspective continentale 
  • d. Partenariat international 
Conclusion Annexe 

Introduction 
  1. La migration est une thématique structurante et transversale des agendas africain et international. Phénomène global, elle couvre une variété de mouvements, et implique une multiplicité de facteurs économiques, humains, politiques, sécuritaires, environnementaux et sociaux. Elle résulte notamment des conflits, des problèmes socio-économiques et des effets du changement climatique. C’est une réalité qui touche l’ensemble des Etats, indistinctement, bien qu’à des échelles différentes. 
  2. De ce fait, la migration constitue l’un des défis planétaires essentiels du XXIème siècle et peu de sujets ont un caractère aussi passionnel et aussi sensible dans les opinions publiques. 
  3. Les flux migratoires sont considérés à juste titre comme un aspect majeur de la mondialisation. Pourtant, la perception de la migration reste globalement négative et la réalité des phénomènes migratoires demeure mal connue. Elle est fondée, non pas sur des faits, mais sur des idées reçues et préconçues, qui peuvent engendrer des discriminations, y compris le racisme, la xénophobie et l’intolérance. Elle est dominée par les perceptions, les clichés, les exploitations idéologiques, mais aussi les silences, les tabous et les non-dits. 
  4. La migration n’est ni un fardeau, ni une aubaine. Si elle pose certes des défis, sa bonne gestion est porteuse d’opportunités réelles, pour les pays d’origine, de transit et d’accueil, car elle contribue au développement économique de ces pays, à leur enrichissement culturel et à la consolidation de la tolérance, du dialogue et de la compréhension mutuelle entre les peuples. 
  5. Dans un contexte marqué par la recherche d’un nouveau mode de gouvernance de la migration, l’Afrique est interpellée doublement: en interne par ses populations et sur la scène internationale, où elle doit parler d’une seule voix. 
  6. Face à ces impératifs, il est nécessaire de développer une approche africaine cohérente de la migration qui s’appuie sur une vision globale et s’articule autour du nexus migration développement, de la responsabilité partagée des Etats et des droits humains des migrants. 
  7. Pour élaborer un Agenda Africain sur la Migration, le Royaume du Maroc a procédé, dans le cadre de son mandat panafricain, à des consultations larges et inclusives comprenant les États africains, la Commission de l’Union Africaine, les Communautés Economiques Régionales ainsi que l’ensemble des parties prenantes y compris la société civile. 
  8. L’Agenda, qui s’appuie sur les nombreux cadres juridiques, politiques et opérationnels existant à l’échelle continentale et internationale, requiert des actions concrètes tout au long des routes migratoires pour renforcer, à toutes les échelles et à tous les niveaux, la coopération entre les pays d’origine, de transit et de destination. 
  9. Les actions requises exigent notamment une amélioration significative des données quantitatives et qualitatives sur la migration, des politiques nationales cohérentes, une coordination sous-régionale efficace, une perspective continentale pertinente et un partenariat international mutuellement bénéfique. 
  10. L’Agenda, qui se veut afro-centré et humaniste, vise à faire de la migration un levier du co-développement, un pilier de la Coopération Sud-Sud et un vecteur de solidarité. Il comporte les prémisses d’un pari gagnant qui bénéficie à la fois au continent africain et aux migrants eux-mêmes. 

Demain : Intégralité de l’ouvrage : « Immigré(e)s au Maroc et citoyen(ne)s marocain(e)s à l’étranger. Un double plaidoyer ».














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