Le chef du gouvernement s’est montré très évasif sur la participation politique des MRE. Saâdeddine El Othmani a également botté en touche le projet de la réorganisation du CCME.

A son tour, le Parlement marocain se met à l’heure des Marocains du monde. Le dossier était au cœur du passage de Saâdeddine El Othmani, ce matin à la Chambre des représentants.

«L’intérêt que porte le gouvernement» aux MRE «répond à des instructions royales», a souligné le chef du gouvernement avant d’énoncer les grands axes de la «stratégie nationale au profit de cette catégorie de Marocains si chère à nos cœurs. Elle vise à préserver leur identité religieuse, défendre leurs droits dans les pays d’accueil et le maintien du fil de contact avec le Maroc, notamment pour la nouvelle génération». 

El Othmani a surtout mis en exergue le programme d’«apprentissage de la langue arabe et la culture marocaine» pour les enfants des MRE, précisant que le ministère de l’Education nationale a mis à la disposition des Marocains du monde «524 enseignants, cinq inspecteurs et un coordinateur pédagogique».

Participation politique et révision du CCME renvoyées à plus tard
Aux côtés de ce programme officiel, la tutelle appuie les associations de MRE destinées à «l’apprentissage de la langue arabe et la culture marocaine. Ces interventions représentent 10% de l’ensemble des actions du ministère en ce sens», a-t-il ajouté.

El Othmani s’est longuement attardé sur les autres efforts consentis par son gouvernement en faveur des MRE, rappelant les réunions au royaume de compétences à l’étranger (avocats, médecins et autres), les tournées de groupes de théâtre (arabe et amazighs), le rapatriement des dépouilles et l’assistance juridique mis à la disposition par les ambassades et consulats au profit des Marocains du monde.

En revanche, il s’est montré évasif sur la très sensible question de la participation politique des Marocains du monde aux élections législatives, invitant les députés à s’armer de patience. «Nous aurons l’occasion de parler de ce sujet lors de l’examen du projet de loi sur le code électoral. Ce n’est pas pour maintenant ; ce sera en 2021», a-t-il affirmé. Une version décriée par le groupe de l’Istiqlal.

Le député Omar Hijira a invité l’exécutif a préparer dès aujourd’hui les moyens logistiques d’une telle participation et à ne pas attendre l’échéance 2021. La même observation a été soulevée par un élu de l’USFP.

El Othmani a également botté en touche les interrogations des groupes parlementaires portant sur la nécessité de réviser le Conseil de la communauté marocaine de l’étranger, en rade depuis 2012. Avec la même prudence qui le caractérise, le chef du gouvernement a annoncé un avant-projet de loi portant la réorganisation du CCME, une instance mise sous sa tutelle. Néanmoins, le texte a été mis à l’écart en attendant la réalisation d’une étude, a-t-il reconnu. El Othmani n’a pas donné de date précise à sa conclusion.




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