Assister au discours de Donald Trump à l'ONU, nécessite calme, sang froid, esprit critique et décodeur allumé. Entrons dans le vif du sujet. Trump c'est la carotte et le bâton, mais le bâton surtout.

Il commence par dire que le monde est beau, composé de nations, de cultures et de traditions différentes, de peuples libres et souverains avec lesquels l'Amérique - "nation de paix et de liberté" - veut vivre paisiblement, mais oubliant de dire que depuis sa naissance en 1776, son pays a passé 228 ans sur les 235 années d'existence, à faire la guerre sur toute la terre, et ce n'est pas fini.

Il poursuit en prévenant l'auditoire composé de tous les dirigeants du monde, que l'Amérique possède la plus puissante force militaire que le monde ait connu, ajoutant qu'il prie Dieu de n'avoir jamais à s'en servir. En clair, je suis le plus fort, le plus puissant et je vais vous expliquer ma vision de la Pax Americana.

Après s'être auto-congratulé d'avoir relancé l'économie, d'avoir remis 6 millions d'américains au travail, d'avoir corrigé les mauvais accords économiques et commerciaux de ses prédécesseurs, commence le moment des menaces.

D'abord la Chine qu'il accuse d'avoir détruit près de 200.000 entreprises américaines depuis l'entrée de cette dernière dans l'OMC, d'avoir volé la propriété intellectuelle des inventions et innovations US, de jongler avec la valeur de sa monnaie et d'être un concurrent déloyal. Concluant sur un ton menaçant, il dit espèrer que la liberté de Honk Kong sera respectée, en précisant que l'Amérique y veillera. Fermer le ban.

L'Iran ensuite, accusé de propager le terrorisme, d'être responsable des guerres du Moyen Orient et de la péninsule arabique, notamment au Yemen, de posséder une puissance balistique qui menace les alliés des USA et la sécurité du monde, d'être la source de l'antisémitisme, d'être un régime fanatique et corrompu, etc etc.

C'est ensuite le tour du Venezuela qu'il accuse de tous les maux, justifiant le blocus, menaçant ses dirigeants, critiquant son régime socialiste et soutenant le Président fantoche auto proclamé Juan Guaido.

Bref, l'Amérique au double discours, l'Amérique arrogante, l'Amérique propagande, l'Amérique menaçante, l'Amérique folle.

Et on finit par comprendre pourquoi, l'Amérique figure dans la liste des trois pays les plus détestés au monde... avec Israël.

Qui se ressemble, s'assemble.


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