Pour justifier au Maroc l’absence de représentation des citoyen(ne)s marocain(e)s à la Chambre des députés à Rabat , on invoque notamment le fait qu’avec cette formule, le contact et la communication deviennent pratiquement impossibles entre les députés de l’émigration et leurs électeurs résidant dans les pays d’accueil. Le cas tunisien montre le contraire, à condition bien entendu que les députés concernés fassent les efforts nécessaires. On constate en fait que la communication s’adapte à la situation d’éloignement. Le recours aux réseaux sociaux permet notamment de surmonter la difficulté.

Le suivi (pour contrôle) des activités du député de l’émigration au parlement du pays d’origine est possible, à condition bien entendu que les informations relatives à l’assiduité soient fournies publiquement par les services du parlement, ce qui est le cas de la Tunisie .

Si les députés tunisiens peuvent encore changer de parti en cours de mandat, ce nomadisme politique est interdit dans la législation marocaine. (Abdelkrim Belguendouz, Rabat, 27 septembre 2019)
Article Allobledi.tn, 28 mars 2019 Par Moumtaez Ben Mabrouk
Parmi, les 217 sièges que compte l’Assemblée, 18 sont attribués aux députés représentant les Tunisiens organisés en six circonscriptions électorales. Par souci de transparence, nous partageons avec vous quelques informations publiques concernant notamment l’assiduité des 10 députés des deux circonscriptions françaises.

Présence à l’assemblée :
La première mission des représentants parlementaires, qu’ils soient élus des Tunisiens de l’étranger ou pas, est de contribuer activement aux débats publics et de voter les lois. Ainsi, ils doivent être d’abord être présents lors des travaux de l’Assemblée plénière et en commission des Tunisiens de l’étranger ! Ci-dessous, afin d’apprécier l’assiduité de votre député, les taux de présence pour chacun depuis le début de leur mandat.


Activité sur les réseaux :
Une seconde mission des élus est d’informer et de relayer dans leur circonscription des informations de politique nationale qui pourraient échapper à leurs administrés à l’étranger. Et quelle meilleure passerelle que les réseaux sociaux ?

Dans l’ensemble, nos députés semblent toutefois se mobiliser sur les réseaux sociaux. A l'image de Riadh Jaidane, Ramzi Ben Fraj ou Karima Taggaz qui sont très actifs et organisent régulièrement des évènements on-line.

A l’inverse, certains brillent ici encore par leur absence. Kamel Dhaouadi ne possède ni compte FB, ni page officielle. S’il s’avère que le député souffre de problèmes de santé chroniques (d’où sa faible assiduité), on peut légitimement se demander s’il est en mesure d’exercer pleinement ses fonctions.

Changements de partis :
Dans notre jeune démocratie actuelle, le nomadisme politique (changement de couleur politique en cours de mandat) est un fléau certain. Certaines personnalités politiques de haut rang sont à leur quatrième parti depuis 2011.

Globalement tous les députés élus sous l’étiquette Nidaa en 2014 ont changé de parti (pour Machrou Tounes, Bloc national, Tahya Tounes…). Auxquels il faut ajouter le député Mohamed Ghannem qui avait lui démissionné d’Afek Tounes l’année dernière pour rejoindre la coalition nationale. On peut regretter que tous n’aient pas éprouvé le besoin d’expliquer précisément leur démarche à leurs électeurs.

Dans la perspective des élections législatives de cette fin d’année, nous croyons savoir que les dix noms ci-dessus à deux ou trois exceptions, devraient postuler à leur réélection.



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