Nacer Boudiaf, fils de l’ancien président du Haut comité d’État de la République algérienne Mohamed Boudiaf, accuse quatre généraux algériens et l’ancien président français François Mitterrand d’être impliqués dans l’assassinat de son père, tué le 29 juin 1992 à Annaba.

Dans une déclaration accordée le dimanche 18 août 2019 au journal égyptien Arabi 21, Nacer Boudiaf a accusé des généraux algériens d’être derrière le meurtre de Mohamed Boudiaf. Khaled Nezzar et le Général Toufik seraient, selon lui, les accusés principaux. Nacer Boudiaf cite aussi deux anciens généraux décédés, Larbi Belkheir et Abdelmalek Guenaizia.

Nacer Boudiaf affirme que « le meurtre de son père n’était pas une piste isolée » comme l’indique la version officielle des autorités algériennes. Il dévoile un vaste complot impliquant des généraux de l’armée algérienne, en l’occurrence le Général Toufik, l’ancien ministre de la Défense Khaled Nezzar, le général Larbi Belkheir, ministre de l’Intérieur au moment de l’assassinat du président Boudiaf, et Abdelmalek Guenaizia, ancien chef d’état-major de l’armée algérienne.

Assassinat de Boudiaf et l’implication de François Mitterrand
Le fils de l’ancien chef de l’État dit que le complot ayant mené à l’assassinat de Mohamed Boudiaf a été cautionné par le président français François Mitterrand.

« Je suis convaincu que le crime a été exécuté par ses responsables militaires avec la bénédiction de l’ancien président français François Mitterrand, qui a donné son feu vert. Je suis d’autant convaincu de cette hypothèse après la sortie du livre de l’ex-ambassadeur de France en Algérie, Bernard Bajolet où il affirmait que “la France n’aurait pas laissé Boudiaf accomplir sa mission” », écrit Nacer Boudiaf.

Nacer Boudiaf affirme que l’assassinat de son père est « politique par excellence ». Il incite la justice algérienne à rouvrir le dossier, « sinon ce sera considéré comme complaisance dans ce crime qui a éteint l’un des hommes du premier rang de la Révolution algérienne », explique-t-il.

Mohamed Boudiaf assassiné pour préserver le FLN ?
Dans le même contexte, Nacer Boudiaf estime que son père a été tué « à cause de son projet de mettre le FLN au musée, parce qu’il était le seul à y avoir la légitimité, étant l’un de ses membres fondateurs. Ainsi que sa volonté d’éloigner l’armée de la politique et de la remettre à sa place dans les casernes ».

Par ailleurs, le fils de Mohamed Boudiaf explique qu’il envisage, avec sa famille, de déposer une plainte contre ces responsables militaires en septembre 2019, après avoir préparé un dossier d’accusation complet.




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