Le contenu de cet article se propose de revenir sur la question relative au statut juridique attribué, au lendemain de la Grande Guerre, aux unités marocaines rapatriées de la France au Maroc. Âprement débattu au plus haut sommet de la République, le Sénat entre autre, ce statut fut, finalement, adopté en 1923 pour permettre aux familles des soldats marocains portés disparus durant le conflit et à leurs coreligionnaires mutilés de prétendre à pension et autres aides financières. 

Voilà pourquoi nous estimons nécessaire de revenir sur les discussions effervescentes qui ont donné naissance à ce statut particulier pour mieux comprendre les enjeux des différents initiateurs du projet de loi adopté en 1923. Discussions auxquelles ont fortement pris part, et tout au long de la durée du conflit, d’une part le Maréchal Lyautey et les Ministères de la Guerre, d’autre part ceux des Affaires étrangères et des Finances. 

Malgré sa mise en application, comme nous le verrons, le nouveau statut adopté ne réussira pas, pour autant, à aplanir toutes les discriminations entre les réguliers marocains de l’armée d’Afrique et les soldats français. Ces faits pervers et discriminants refont, cruellement, surface au lendemain de la seconde guerre mondiale.





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