Djerada-Charbonnages, la cité Houillère paie la rançon de sa gloire, Djerada crie à l’injustice de son sort. Dès lors que l'on néglige ses devoirs, ne se souciant guère de ses lourdes responsabilités. Ô combien vitales pour la consolidation des fondements de la démocratie à la hauteur des aspirations du pays, autant que l’amélioration du bien-être général, les problèmes grossissent, se complexifient et ne cessent de croître. 

Plus de deux décennies, toute une éternité, toute une vie partie en fumée sans que l’on ne s’inquiète de la stabilité sociale, encore moins de sa sécurité. Que de temps assez précieux perdu sans espoir de retour, Que d’opportunités présentées sans en saisir les occasions. Quel gâchis !!!!! 

Le chapitre tumultueux, sitôt clos sur la fermeture définitive de la Mine nourricière et protectrice, de "l'Entreprise académique.30-70", reste néanmoins ouvert, toujours d'actualité donnant libre cours à toutes les supputations, souvent des propos mêlés d'amertume et de regrets. Les Médias Nationaux tant qu'internationaux s'emballèrent "tambour battant" et ce qui devait arriver, arriva. 

La noble Mémoire de toute la communauté se réveilla spontanément pour pleurer son passé glorieux, crier haut et fort sa douleur à qui veut l’entendre et à qui peut apprécier son sacrifice à sa juste valeur. Nul ne peut mesurer l’étendue de sa souffrance dans le silence et la patience. La surenchère médiatique et politique battait son plein, 

Partagés entre la douleur et la colère, les enfants et petits-enfants des Mineurs, les héritiers de la silicose ballottés, exploités par les uns, négligés par d’autres dans une indifférence épouvantable « rejettent » l’étiquette d’ouvriers clandestins pour sauvegarder la dignité de l’Homme-Ouvrier-Mineur en hommage à leurs parents et grands-parents. Le drame constamment présent, ils prennent leur mal en Patience, ils attendent dans l’espoir d’un dénouement favorable à leur situation 


"L'Humble serviteur de la Mémoire" avait suggéré officiellement en toute connaissance de cause, une série de propositions concrètes pour un début de solution, alléger un tant soit peu les préoccupations de la population, somme toute légitimes, atténuer les effets d'une crise qui a sensiblement ébranlé le sentiment de confiance et secoué violemment la conscience morale-professionnelle des responsables en charge du dossier « assez pesant et brûlant », celui de « Djerada-Charbonnages » (27 Janvier 2018). Sorti du tiroir aux oubliettes difficile à dépoussiérer, son nettoyage trop complexe révélera à coup sûr l’Histoire de la négligence aux conséquences dévastatrices, l’absence d’esprit navigant en dehors de toute réalité qui, sans la sagesse du « Citoyen – Ouvrier Mineur » et le savoir sacrifice de la communauté, le destin de la Cité-Houillère aurait basculé vers l’inconnu. Avec la grâce Divine, le pire a été évité de justesse. 

La grisaille se dissipait peu à peu, l'éclairci pointait à l'horizon, le chemin balisé, tout le monde s'agitait fébrilement pour contenir le mécontentement et rattraper tant bien que mal le retard accusé en dépit de la forfaiture de l'Administration, laquelle a impacté, voire détruit sévèrement l’activité Socio-économique de toute la Région.

La réplique du berger à la bergère ne s’est pas fait attendre.Prélude à la clôture définitive de toute discussion sur le sujet sensible et épineux selon «la sensibilité politique et syndicale» aux besoins des uns et des autres, qui n’arrivent pas à accorder leurs violons. Une volonté manifeste d’enterrer sans funérailles l’Histoire du lourd dossier «Djerada-Charbonnages» qui a tenu en haleine l’opinion publique, devenu gênant pour les autorités responsables. 

La commission d’enquête mort-née, formée par la 2ème Chambre des conseillers est dissoute juste 9 mois après son installation (presse) au lendemain du mouvement revendicatif « Etrange !! ». Elle devait s’enquérir sur les raisons-abandon et les circonstances qui ont empêché la mise en œuvre de l’accord Social du 17.02.1998, et bien d’autres problèmes, et non des moindres liés à la liquidation de la Société. La question est de savoir qui a intérêt à dénaturer le cours naturel de la réalité, malgré les appels incessants à la reddition des comptes. Un clin d’œil interrogatif en direction des Organismes de la tutelle, et ceux en charge de la liquidation de l’Actif des Charbonnages depuis plus de 16 Années (énorme !!), ainsi que toutes les Administrations ayant bénéficié du transfert de ses biens (Administrations autres, Municipalité et le Domaine Privé de l’Etat). 

Le secret de polichinelle qui serait derrière la dissolution, n’est qu’une farce de mauvais goût qui a heurté les sentiments communs, alors que la déception s’est accrue à l’annonce de la décision accueillie sans grande surprise. La fatalité, maudite soit-elle, continue de s’acharner sur la grande famille des « Damnés du Charbon » et leur ville meurtrie par tant d’années de marginalisation. Djerada, encore dans la tourmente, et sous l’influence des « Diktats » de ceux qui sont censés défendre les causes et les intérêts collectifs de la communauté auprès des autorités et sous la coupole du parlement, assiste impuissante à l’exploitation de ses enfants ; à la dégradation de ses valeurs-cultures et de l’identité de la célèbre Cité-Houillère de l’Afrique du Nord. Ta notoriété et la générosité de ton sol bafouées, maltraitées sous le regard indifférent de ceux, supposés t’aider à te relever, à te reconstruire, à te reconvertir et te rendre le sourire d’autrefois. 
" Le rideau se lève encore une fois, sur une nouvelle Tragi-comédie pour chanter l’Hymne de la mort." 
Le délicat dossier « Djerada-Charbonnages » très riche en enseignements, unique en son genre, exceptionnel de par l’importance de son histoire extraordinaire, son Trésor Archive, une Mine d’or à explorer avec beaucoup de soin, mérite une attention particulière eu égard à son passé fabuleux.Un traitement particulier à la hauteur de son importance par la création d’une commission professionnelle de haut niveau de contrôle technique et audit comptable dans le sens le plus large. 
Triste sort que celui de la capitale de l’Anthracite, « la Perle noire » de l’Oriental 
  • Djerada paie la rançon de ce qu’elle fut, 
  • Rien n’échappe aux yeux de l’Histoire. 
Casablanca le, 24 Juin 2019


Lahcen Lashab « L’Otage de la Mémoire » 
Scherufi Mytahar « L’Enfant du Bled 



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