Le "Zoulou blanc" est mort ce mardi 16 juillet à l’âge de 66 ans. Le musicien Johnny Clegg était une icône de la lutte contre l'apartheid. En 1987, il écrit la chanson "Asimbonanga" qui deviendra un hymne. Les paroles en zoulou rendent hommage à Nelson Mandela alors en prison. 


Johnny Clegg a transmis le virus de la musique à son fils. Les six premières années de sa vie, Jesse Clegg les a passées sur les routes des tournées du «Zoulou blanc». Le jeune homme, aujourd'hui âgé de 31 ans, a rendu un vibrant hommage sur Instagram à l'homme à qui il doit tout, au lendemain de sa mort. 

«Merci pour les magnifiques cadeaux que tu nous as laissés et pour avoir accordé une place toute particulière dans ta vie pour ta famille. Tu m'as inspiré en tant que musicien et en tant qu'homme et m'a donné les clés pour vivre une vie pleine de sens», a écrit l'artiste qui a sorti quatre albums en Afrique du Sud. 

«Tu vas beaucoup me manquer et je lutte pour imaginer un monde sans toi. Mais je suis rassuré de savoir que ta sagesse et ta compassion vivent en chacun de nous, poursuit-il. Hamba kahle [Adieu en zoulou, ndlr] papa, repose en paix. Tu as tellement accompli et nous honorerons ta mémoire. Je t'aimerai toujours». 

Après l'annonce de sa mort, la Fondation Mandela a rendu hommage «à l'icône de la musique et au combattant de la liberté Johnny Clegg». «Nous sommes bénis d'avoir pu le connaître, nous continuerons à chanter "Asimbonanga" et nous continuerons à oeuvrer pour le pays de ses rêves», a-t-elle écrit sur son compte Twitter. Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a lui a salué la mémoire d'«un compatriote exceptionnel et une icône de la cohésion sociale et de l'antiracisme» avant d'ajouter : «Johnny Clegg vivra toujours dans nos coeurs et dans nos foyers lorsque nous écouterons sa musique, mélange émouvant de célébration des cultures et de résistance politique.»




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