« Le métier de vivre » de Cesare Pavese. Écrivain de la légèreté et de l'insouciance, philosophe sombre et éternel adolescent, Cesare Pavese a laissé nombre de poèmes célébrant l'amour de l'été et les collines d'Italie. Le Métier de Vivre rend hommage à cette légèreté si difficile à atteindre, et si belle à la fois.



Le 27 juin 1946, 
« Tentation de l’écrivain. Avoir écrit quelque chose qui te laisse comme un fusil qui vient de tirer, encore ébranlé et brûlant, vidé de tout toi, où non seulement tu as déchargé tout ce que tu sais de toi-même mais ce que tu soupçonnes et supposes, et les sursauts, les fantômes, l’inconscient – avoir fait cela au prix d’une longue fatigue et d’une longue tension, avec une prudence faite de jours, de tremblements, de brusques découvertes et d’échecs, et en fixant toute sa vie sur ce point – s’apercevoir que tout cela est comme rien si un signe humain, un mot, une présence ne l’accueille pas, ne le réchauffe pas – et mourir de froid – parler dans le désert – être seul nuit et jour comme un mort. »

Le 2 mai 1941, 
« Il y a les verticaux qui expérimentent successivement, qui passent d’une personne à l’autre, abandonnant l’une pour l’autre, qui se rebiffent et qui souffrent si l’une de leurs anciennes passions revient les tenter pendant qu’ils se consacrent à une nouvelle. Ce sont les romantiques, les éternels adolescents. Il y a en revanche les horizontaux, qui rapprochent leur expérience d’une vaste gamme de valeurs mais simultanément ; et qui sont capables de s’enthousiasmer pour des personnes et des choses sans renier celles qu’ils connaissaient déjà, qui, du foyer d’un calme, d’une certitude intérieure, tirent la force de dominer et de tempérer les béguins les plus variés. Ce sont là les classiques, les hommes. »

Lectures
Cesare Pavese, Le Métier de Vivre, Folio, p.333 et 467
Cesare Pavese, Le Métier de Vivre, (Folio), p.467
Cesare Pavese, « Rencontre », Travailler fatigue, 1943, Deuxième édition, traduction de Jean-Pierre Ferrini 
Cesare Pavese, Le Métier de Vivre, (Folio), trad. M. Rueff, p.585

Extraits
Black Angel, réalisé par Roll William Neil (1946)
Anne Martinet lit un texte de Cesare Pavese « La mort viendra et elle aura tes yeux » , émission le « Pop club » 10/09/2003 

Références musicales
The Beatles, The Fool on the hill
Quatuor de guitares de Los Angeles, Farewell
Tino Rossi, Parlami d’amore Mariù


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