« Je suis seul dans ma nacelle, je suis prisonnier du ciel, je m’appelle Nathan, j’aime pas le réel ». C’est le message semonce de cet enfant de 8 ans, dans un court métrage diffusé lors d’une réunion de sensibilisation sur l’autisme, le 8 juin 2019 à Argenteuil. 

Nathan comme ses semblables sont négligés par la société et ignorés par les pouvoirs publics. Le gouvernements se succèdent et lancent des « plans autismes » qui n’ont, souvent, aucun impact direct sur les intéressés. Quelques communes et élus locaux prêtent, parfois, l’oreille aux associations qui bataillent pour venir en aide aux parents désabusés par le manque et le manquement de législations adéquates concernant cette tranche de la population française qui compte près de 650.000 individus (selon l’estimation, qu’une personne sur cent est née avec la pathologie neuro-développementale). La France a 50 ans de retard dans la recherche par rapport aux pays anglo-saxons. 

Josef schovanec, philosophe et écrivain français

Les personnes avec autisme ont un fonctionnement perceptif et sensoriel particulier, qui agit principalement sur : la communication et les interactions sociales ; les modes de comportement et le fonctionnement neuro-sensoriel et le mode de pensée de la personne atteinte. On parle de troubles du « spectre » de l’autisme (TSA), car le terme d’”autisme” recouvre une réalité très large, très variée et très hétérogène. Chaque personne peut se situer à des degrés différents dans le spectre de l’autisme, selon la fréquence et l’intensité de ses particularités. Certains vont beaucoup parler alors que d’autres auront des difficultés d’expression, certains auront besoin de temps pour réaliser des apprentissages alors que d’autres vont parfaitement les maîtriser. 

Les formes d’autisme sont nombreuses et s’expriment différemment selon les individus, mais deux grands types de signes communs sont toutefois identifiés : Une particularité ou déficit de la communication et une présence de comportements répétitifs. 

Les autistes sont sujets à de nombreux problèmes de santé. Il en résulte une mortalité précoce qui est caractérisée par une espérance de vie réduite d'environ de 1/5e par rapport à la moyenne nationale. Le suicide tout particulièrement chez les personnes diagnostiquées avec un syndrome d'Asperger ou un autisme à haut niveau de fonctionnement est neuf fois supérieur à la moyenne. Les autres causes de mortalité sont dues à des maladies respiratoires, infectieuses et digestives, combinées à des prises de médicaments neuroleptiques qui entraînent des effets secondaires et perte substantielle de santé tout au long de la vie d’un autiste. 


Aurism Research Institute France (ARIF) 
Dr Abdelhadi Zahouani / Chloé Schmidt-Dhonneur 

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