Ayant pour auteure Helena Maleno Garzon, le document suivant est un rapport coordonné et édité à Rabat en 2015 par Alliance Pour la Solidarité (APS), avec la collaboration de l’AECID (Agence espagnole de coopération internationale et de développement). 
“Pour comprendre les processus migratoires transnationaux des enfants migrants, le défi majeur réside dans le fait d’essayer de comprendre de manière collective les acteurs de ces processus, à partir de leurs propres identités, nécessités, intérêts, projets de vie et expectatives”
L’organisation APS œuvre au Maroc dans le domaine de la protection des droits des enfants, à travers son impact sur les politiques publiques, en encourageant la création et la consolidation des UPE (Unités de Protection des Enfants). 

Aussi, grâce au rôle de la société civile organisée et les responsabilités acquises des conventions internationales, le Maroc a pour mission d’affronter les changements dans la législation internationale permettant la protection entière des droits des enfants. 

Le comité des droits des Enfants, dans ses observations finales concernant les 3ème et 4ème rapports périodiques réalises au Maroc en mois d’octobre 2014, ‹‹a noté avec satisfaction le fait que le Gouvernement considère la possibilité d’élaborer un code sur les enfants englobant toutes les sphères de la convention, et veille sur l’assignation effective des ressources humaines, financières et techniques nécessaires pour l’application de la législation relative aux enfants ››. 

Le comité a mis en valeur les réformes législatives, réalisées par le Maroc, et a cité la révision de l’article 6 du code sur la Nationalité (Loi n° 62-06 du 23 mars 2007) permettant aux enfants d’obtenir la nationalité de leurs mères, la Loi n° 14-05 de 2006 sur l’ouverture et l’administration des institutions de protection sociale, et la réforme du code de la Famille, du code pénal et du code procédure civile, qui renforce la protection des enfants en conflit avec la loi. 

Tous ces progrès législatifs viennent se joindre à la ratification des conventions internationales et la mise en marche des mesures institutionnelles. 

Cependant, la dite commission a signalé l’inapplication effective de la législation en raison de l’absence de ressources, de capacités et de supervision de la part des autorités marocaines. La commission s’est montrée, également, préoccupée car la législation n’a pas adopté des mesures substantielles en matière de lutte contre la discrimination des enfants.





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