Cette année, c’est encore raté la communion avec le pays à travers la boite magique à images. Dès le premier jour de ce mois sacré, le ton est donné avec la diffusion du premier épisode de la caméra cassée (pardon pour ce lapsus), la caméra cachée. La série du début de la soirée ou plutôt la publicité qui suit, est entrecoupée par le feuilleton ramadanesque qui est aussi juste acceptable. 

Vous avez beau zapper entre les différentes chaines du royaume, (en réalité, elles ne sont que trois), à la recherche d’un divertissement de qualité, vous finissez par quitter le paysage audiovisuel marocain. Presque tous les contenus sont d’une pauvreté intellectuelle extrême, la qualité et le choix des émissions sont très médiocres. Un proche me dit toujours, détrompe-toi, c’est le téléspectateur qui est ignare, on le nourrit avec ce qu’il aime ! On finit par penser que la télévision est juste le reflet de la société. 

Revenons à notre caméra cachée, c’est encore un flop total cette année. C’est un refrain des années précédentes sans aucune créativité. Le divertissement devient aussitôt cauchemardesque, les scènes sont d’une vulgarité et dangerosité limites pour les participants, jusqu’au jour où l’irréparable serait atteint. On remarque tout de suite l’amateurisme dans la production, les candidats s’aperçoivent d’avance du trucage et acceptent, probablement, pour certains de se plier au jeu, d’où certaines déclarations de ceux qui ont refusé de participer à la tricherie et à la mascarade. Le téléspectateur averti reste sur sa faim face une caméra cachée stupide. 

Avec l’accès facile aux chaines du Monde via le numérique, la télévision marocaine a-t-elle les moyens de rivaliser avec la concurrence ? Ne faut-il pas juste la comparer et la classer au niveau de certains pays du tiers monde comme la Mauritanie, la Somalie ou le Yémen, qui ont des moyens financiers très limités ? La télé marocaine ressemble à des ruines restées, depuis 30 ans, à l’état après le passage d’un tsunami ou d’un tremblement de terre. Elle veut faire du neuf avec de l’ancien, les plateaux et le matériel sont vieillots, le cadre général n’a pas changé depuis 3 décennies. La défaillance est à l’image d’une politique austère envers le progrès et cela malgré l’appel à mettre en avant le capital immatériel. Le combat pour atteindre les sommets sera rude devant l’émergence d’une nouvelle consommation de produits robotisés et très sophistiqués. 

HS pour wakeupinfo

Enfin, les soirées ramadanesques ne sont pas toutes scéniques grâce à la caméra cachée tunisienne dont voici 4 épisodes choisis :







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