Chez nous, il y a certains ministres dont la présence dans le gouvernement parait pour le moins saugrenue. Lahcen Daoudi est un de ceux-là. Voilà un type, vaguement universitaire, vaguement islamiste, vaguement mariage mixte, vaguement amazigh, bref, vaguement tout. On se demande vraiment ce qu’il fait dans un gouvernement, et je suis sûr que lui même doit se poser la même question. D’ailleurs, il y a des fois où il s’oublie. 

Comme, par exemple, la dernière fois où il est allé devant le parlement pour soutenir des manifestants contre la fameuse campagne de boycott de certains produits. À mon humble avis, la place d’un ministre n’est pas dans la rue auprès de syndicalistes ou autres activistes, mais dans son bureau ou sur le terrain pour étudier ses dossiers ou pour suivre leur exécution. D’ailleurs, dès qu’il s’en était rendu compte, ou plutôt dès qu’on le lui a fait remarquer, il a aussitôt présenté sa démission ... à son parti, lequel parti s’était déclaré par la suite incompétent pour l’accepter ou pour la refuser. Comme quoi, au niveau incompétence, il a de qui tenir. 

Aujourd’hui, notre Daoudi national vient de se souvenir qu’il était toujours ministre, et il a sorti de ses tiroirs un vieux sujet tout poussiéreux : la levée de la subvention du gaz et du sucre qu’il nous promet pour... 2021... “Avec le prochain gouvernement”, précise-t-il. 

Ouf ! Les pauvres l’ont échappé belle. Les riches aussi d’ailleurs car, a-t-il répété encore une fois, “ce sont eux qui en profitent le plus”. 

Bon, ok, d’accord, on a compris : le gaz et le sucre vont flamber, mais pas avant deux ans. Donc, y’a pas le feu. 

Sinon, à part ça, Si Lahcen, quelles sont les nouvelles du plafonnement du prix du carburant ? C’est pour quand ? Le siècle prochain ? 

D’ici là, si jamais vous voulez réapparaître un jour, dites bien que c'est pour le gaz.


Mohamed Laroussi
Journaliste




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