Dans le cadre des activités du Partenariat Participatif pour la Prévention contre la Violence Sexuelle à l’encontre des trans-migrants subsahariens au Maroc, la lettre d’information numéro 1 de ce projet, restitue en février 2009 les résultats d’une enquête en la matière, réalisée par Abdessamad Dialmi, professeur de sociologie à l’Université Mohammed V, en partenariat avec ICRH)

Introduction : L’attention pour la violence contre les femmes et les adolescents, de même que pour la prévention, s’accroît mondialement. La recherche internationale montre que les jeunes réfugiés courent un plus grand risque d’être victimes de violence sexuelle. 

Bien que les femmes et les adolescents soient les plus vulnérables, les réfugiés de sexe masculin en sont également victimes. Il n’est toutefois pas évident que les instruments de prévention existants partout au monde répondent automatiquement aux besoins spécifiques des réfugiés, des clandestins et des transmigrants. Entre 2006 et 2008, grâce à un financement de la Communauté Européenne (Programme Daphne), Ines Keygnaert de l’ICRH de l’Université de Gand a coordonné le projet de recherche participative « La Violence Cachée est un Viol Silencieux » en Belgique, les Pays-Bas et la Grande-Bretagne. 

Ce projet de recherche a montré que dès leur arrivé au sol Européen, les réfugies, les demandeurs d’asile et les clandestins sont très vulnérables pour des multiples formes de violence sexiste et pour la violence sexuelle en particulier. Des différents déterminants dans la vulnérabilité et dans la prévention sont montrés. Aussi, grâce à un financement de la Loterie Nationale Belge, l’ICRH de l’Université de Gand et son asbl PRH, a-t-elle décidé de faire la même étude auprès de la même population au Maroc. Au sein de ce groupe, les femmes et les jeunes sont les plus vulnérables. Le choix du Maroc se justifie par le fait qu’il est devenu un lieu de transit migratoire entre l’Afrique subsaharienne et l’Europe.


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