La chanteuse sénégalaise Coumba Gawlo et une dizaine d’artistes ouest-africains ont enregistré le clip "Ne risque pas ta vie". L’objectif est de sensibiliser la jeunesse africaine à la réalité et aux dangers de l’immigration clandestine.


Une chanson contre l’immigration clandestine
Plusieurs jeunes Africains sont tentés par un départ pour l’Europe quitte à faire de l’immigration clandestine. Afin de dissuader ces jeunes de cet acte inconscient, un collectif de chanteurs a décidé d’enregistrer le titre Bul sank sa bakane bi (Ne risque pas ta vie).

Avec une dizaine d’artistes ouest-africains, la chanteuse sénégalaise Coumba Gawlo explique dans la chanson les dangers de l’immigration clandestine. " Hey mon ami(e), ne te décourage pas, car un jour tout peut changer. L’éducation est la base. Alors, ne regrette pas. Ne risque pas ta vie. L’immigration n’est bien que si elle est légale." Les phrases sont simples et percutantes. La chanson a été traduite en plusieurs langues (wolof, français, arabe) afin de sensibiliser le plus de candidats à l’immigration.

Sensibilisation contre la crise des migrants
Le clip est une production de l’OIM (l’Organisation internationale pour les migrants) dans le cadre de la campagne Aware migrants (migrants conscients). Ce mouvement de sensibilisation est financé par l’Italie et a été lancé en 2016. Il a pour objectif de conscientiser les migrants potentiels aux dangers des voyages à travers le désert ou encore la traversée de la Méditerranée. "Nous avons l’obligation morale de les informer en détail sur la réalité de leur périple et ils ont le droit de prendre une décision en connaissance de cause", avait expliqué Federico Soda, directeur du Bureau de coordination de l’OIM pour la Méditerranée.

Persistance malgré la campagne
Deux ans après le lancement de la campagne Aware migrants, les candidats au départ semblent toujours aussi nombreux. La réalité est que "la plupart des personnes qui traversent la Méditerranée prennent d’énormes risques parce qu’ils se sentent obligés de le faire, et non parce qu’ils le veulent", a affirmé Judith Sunderland, auteur d’un rapport paru sur RFI. Une enquête de Human Right Watch précise que les immigrations clandestines sont favorisées par les violences dont les jeunes sont victimes dans leurs pays d’origine.

Source : France Info


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