Voyez-vous, pour tous les gouvernants théocrates, comme pour les pisseurs de fatwas syphilitiques et autres kalacho-islamistes, le vocable "Allah" n'est que l'exact synonyme d'un "Je" drapé de bien vicieuses "vertus".

Dieu n'est plus qu'une façon de parler; il est devenu le totem des compulsions, des pulsions, des impulsions et des expulsions anales, bref des perversités qui colonisent la sphère musulmane face à un monde dont cette même galaxie musulmane ignore tout à la fois les codes et les modus operandi.


Ibn Rochd, Ibn Arabi, Ibn Al Faridh, Abed El Jabiri, Mohamed Arkoun...sont assassinés chaque jour davantage par les théo-pervers qui sévissent à travers les autoroutes de l'information rendues accessibles précisément par cet Occident qu'ils couvrent à tout bout de champ de leurs pets.

Le culot des analphabètes triomphe impunément !

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Ni bons Gouvernants ni bon Gouvernés !

C'est bien beau de critiquer l'Espagne de Franco, le Portugal de Salazar et même la France de De Gaulle ou aujourd'hui l'Amérique de Trump.

Mais personne ne peut nier que ces "horribles" personnages n'ont jamais osé interdire l'enseignement de la philosophie et des sciences humaines, ni saboté le système éducatif dans le but de produire un peuple ignare !

C'est bien beau aussi de hurler sa colère contre les piètres politicards qui animent si misérablement le paysage politique.

Mais qui dénonce la propagation vertigineuse de l'ignorance sacrée, des moeurs tribales dans le champ économique, la bédouinisation des villes, la moutonnerie comportementale qui colonise les espaces publics, la professionnalisation de la mendicité et l'institutionnalisation de la rente parmi les couches populaires elles-mêmes ?

Le discours consistant à déculpabiliser le "Peuple" de ses tares endémiques et de ses "saletés" comportementales diverses et variées, à commencer par les violences faites aux femmes (#kouneRajal), est un discours tout à la fois malsain, toxique et souvent démagogique.

Certes, ce peuple a été sciemment abêti, dévitalisé, décervelé, moralement aseptisé et culturellement appauvri. Mais cela n'autorise nullement à s'apitoyer sur son sort en son lieu et place. Il faut plutôt lui refuser la pérennisation de ses moeurs barbares et ses atteintes quotidiennes aux règles du vivre-ensemble.

Bien entendu, le combat sans merci contre les premiers responsables du pourrissement social, culturel, cultuel et moral de ce peuple doit être la règle.

En vérité, à propos du pourrissement général qui étouffe aujourd'hui le pays, Hassan II a fait le travail mental en profondeur. Il a inoculé l'opportunisme jusqu'aux interstices de l'imaginaire marocain.

Le pire est que cet opportunisme s'est greffé sur une conception de l'islam qui a élu l'irrationnel pour moteur. Il a diaboliquement institué et théorisé les concepts fortement vassalisants de la "Commanderie des croyants" et de "Soltane charif" au côté de l'esprit de rente : la seule vocation de la politique devient alors l'insertion dans le pillage continu ! Le "bien public" et l'"intérêt supérieur de la nation" ne sont plus que les alibis sémantiques destinés au "vaselinage" phallique de la rente.

C'est un dessein diabolique où l'aseptisation culturelle côtoie la rapacité. "Celui qui ne s'enrichit pas durant mon règne ne s'enrichissera plus jamais !", se plaisait Hassan II à répéter à sa cour. Et, sous le gouvernement piloté par les islamo-tartuffes, cela continue et empire crescendo !

Le résultat est là : des élites corrompues jusqu'à la moelle osseuse et un peuple sans autre ressort que l'aspiration à tapiner avec le Makhzen et lui-même rapiner tous azimuts.

Les "serviteurs de l'Etat" dont on parle aujourd'hui ?

"Pour la plupart, ils appartenaient au pauvre peuple. Une fois le siège acquis, ils montrent leur véritable nature. Il n'y a pas de pauvre peuple; que des rapaces en salle d'attente !", écrivit mon ami Said Mouhib.

Une tragédie civilisationnelle terrible que cette dévitalisation éthique ET d'un peuple ET de ses élites!

Adieu l'honneur, les honneurs suffisent !
Adieu la dignité, le déshonneur est plus payant !

Abdessamad Mouhieddine
Journaliste

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