Serrée, la troupe avance, ne se repose,
Pourfend de son étrave les jours moroses
Leur arrache des promesses qui éclosent
D’une attache résignée rompt la fibrose

Pleine de tous ses quartiers la ville ose
Quérir l’espace d’une métamorphose.
Des pages nouvelles où l’encre dépose
Des grains de beauté ouverts au grandiose

S’inventent où l’impossible s’indispose.
La lucide armée jaune déjoue la prose
Fourbe d’un monde gagné par la nécrose

Avec ses prisonniers en symbiose,
Et la souffrance des blessés en osmose,
Elle tresse des trophées pour l’apothéose.

8 mai 2019-04-26
Dr Badia Benjelloun



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