Le parlementaire républicain, Louis McFadden, président de la House Banking Committee, a déclaré au Congrès en 1929, que « La crise n’est pas accidentelle. C’est un évènement préparé soigneusement. Les banquiers internationaux essaient de pousser les gens au désespoir afin de pouvoir dominer tout le monde. ». 

En 1934, il a dit au Congrès que « Les Banques de Reserve Federales ne sont pas des agences gouvernementales. Ce sont des monopoles de crédit qui, pour leur propre avantage des bulles dépouillent. Ils sont formés par les Banques Centrales européennes. Dans ce groupe louche de pirates financiers, il y a des gens qui, pour un seul dollar, égorgerait un homme. » 

Et puis il ajouta : « Ils essaient de cacher leur pouvoir, mais la vérité est que la F.E.D a usurpé le gouvernement. On a mis sur pied un système planétaire. Un super-Etat contrôlé par des banquiers et des industriels qui, pour leur plaisir, réduisent le monde entier à l’esclavage. » 

Et pour conclure, McFadden déclara : « Les banquiers privés internationaux peuvent, grâce à ce système, déterminer soi-disant « légalement » le taux du dollar et par conséquent faire accroitre ou au contraire écrouler l’économie. C’est exactement ce qu’il s’est passé en 1907 et en 1929 aux Etats-Unis et en 1920 en Allemagne. Les Banques Fédérales fixent le nombre de billet à imprimer, une décision qui, en fait, devrait être un ressort de l’Etat. La F.E.D fabrique de l’argent à partir de rien, absolument à partir de rien du tout. » 

Après deux attentats échoués contre McFadden, il a finalement été empoisonné, le 1octobre 1936. Deux ans avant sa mort, il déclara encore : « La dépression n’était pas un accident. C’était un évènement soigneusement planifié… Les banquiers internationaux pour qu’ils puissent s’ériger comme Maîtres de tous. » 

McFadden avait bien compris les manipulations d’une poignée de banquiers. Le 6 février 1929, huit mois avant le crash, Montagu Norman, gouverneur de la Bank of England, a rencontré le ministre américain des Finances, Andrew Mellon. Norman était l’homme de confiance de J.P. Morgan. Immédiatement après cette imminente visite à Washington, la Banque Fédérale a resserré sa politique monétaire libérale en août 1929 et elle a augmenté le taux d’intérêt jusqu’à 6%. La bulle financière d’expansion et d’infiltration monétaire qui avait durée sept ans, était en train d’éclater. On a entendu alors, de la bouche de Montagu Norman lui-même, qu’il « avait l’hégémonie du monde en main. » et que « l’hégémonie de monde des Finances doit avoir la suprématie sur tout le monde, partout, comme seul mécanisme de contrôle supranational. ». Après le crash, le 24 octobre 1929, le Wall Street Journal, en parlant du banquier anglais, le désignait comme « le dictateur de l’argent en Europe. » 

Extrait : « Les Traverses du pouvoir, Les révolutions et les réseaux secrets depuis 1776 » de Jean-Jules van Rooyen 

Louis Thomas McFadden (25.07.1876 – 01.10.1936),
 Représentant des États-Unis 

Biographie succincte de Louis Thomas McFadden 
McFadden est né à Granville Center, en Pennsylvanie. Il étudia au Warner’s Commercial College d’ Elmira de New York. En 1882, il fut engagé par la First National Bank of Canton en Pennsylvanie. En 1899, il fut choisi comme caissier et devint président de la banque le 11 janvier 1916 jusqu’en 1925. 

De 1906 à 1907, il fut le trésorier de la Pennsylvania Bankers’ Association, et son président en 1914 et 1915. En 1914, il fut nommé comme administrateur de l’université d’État de Pennsylvanie par les sociétés agricoles de l’État de Pennsylvanie. 

En 1914, McFadden fut élu Représentant républicain du 64e Congrès. Il le resta pendant les neuf Congrès suivant. Il servit comme Président du United States House Committee on Banking and Currency du 66e Congrès au 71e, soit de 1920 à 1931. 

Pacifiste, McFadden était critique de l’engagement militaire des États-Unis dans la Première Guerre mondiale. Il considérait que l’Angleterre avait su manipuler la diplomatie américaine, notamment par le biais du Colonel House. 

Le 25 février 1927, le président Coolidge approuve le McFadden Act. L’initiateur principal de la loi était le Comptroller of the Currency Henry M. Dawes et avait été présenté au Congrès par Louis Thomas McFadden le 11 février 1924. Le McFadden Act avait pour objectif de favoriser la compétition entre les banques nationales en interdisant spécifiquement la création de filiales bancaires inter-étatiques. Cette loi a été depuis amendée, notamment par le Riegle-Neal Act. 

McFadden est célèbre pour ses critiques de la Réserve fédérale, qu’il considérait comme contraire aux intérêts du peuple américain. Le 10 juin 1932, McFadden fit un discours de 25 minutes devant la Chambre des représentants, durant lequel il accusa la Réserve fédérale d’avoir délibérément provoqué la Grande Dépression. 

En 1932, McFadden initia une procédure d’impeachment [1] contre le président Herbert Hoover, et introduisit devant la Chambre une résolution accusant de conspiration le Conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale. 

En 1933, McFadden introduisit la résolution no 158 de la Chambre, initiant une procédure d’impeachment contre le Secrétaire du Trésor, deux assistants du secrétaire du Trésor, le Conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale et des directeurs et fonctionnaires de ses douze banques régionales. 

McFadden a été la cible de plusieurs tentatives de meurtres. On lui tira deux fois dessus à Washington, D.C. alors qu’il descendait d’un taxi devant l’un des hôtels de la capitale, les deux balles s’encastrèrent dans le taxi. Il survécut à un violent malaise lors d’un banquet politique à Washington, D.C. grâce à la présence d’un médecin qui lui fournit un traitement d’urgence. Ce médecin annonça ultérieurement qu’il s’agissait d’un empoisonnement. 

En 1936, la mort soudaine de McFadden est attribuée à une crise cardiaque, lors d’une visite à New York; l’hypothèse d’un empoisonnement a rapidement été émise. Il est enterré dans le East Canton Cemetery de Canton en Pennsylvanie. 

Louis Thomas McFadden (25.07.1876 – 01.10.1936), 
Représentant des États-Unis 
Citations – Extrait de son célèbre discours du 10 juin 1932 devant la Chambre des représentants 
« Monsieur le Président, nous avons dans ce pays une des institutions les plus corrompues qui ait jamais existé dans le monde. Je fais référence au Conseil de la Réserve Fédérale et aux banques de la Réserve Fédérale. Le Conseil de la Réserve Fédérale, un conseil gouvernemental, a fraudé le gouvernement des États-Unis d’assez de monnaie pour payer la dette nationale. Les déprédations et les iniquités du Conseil de la Réserve Fédérale et des banques de la Réserve Fédérale agissant ensemble ont coûté à ce pays assez de monnaie pour payer plusieurs fois la dette nationale. Cette institution diabolique a appauvri et ruiné le peuple des États-Unis; s’est elle-même mise en banqueroute, et a pratiquement mis en banqueroute notre Gouvernement. Elle a fait ceci grâce aux défauts de la loi sous laquelle elle opère, grâce à la mauvaise administration de cette loi par le Conseil de la Réserve Fédérale et grâce aux pratiques de corruption des vautours qui la contrôlent.

Ce qu’il faut ici est un retour à la Constitution des États-Unis. Il nous faut un divorce complet de la Banque et l’État. La vieille lutte qui fut menée ici à l’époque de Jackson doit être à nouveau menée… L’Acte de la Réserve Fédérale doit être abrogé et les Banques de la Réserve Fédérale, ayant violé leurs chartes, doivent être immédiatement liquidées. D’infidèles fonctionnaires du Gouvernement qui ont violé leurs serments doivent être mis en accusation et amenés au tribunal. À moins que nous le fassions, je prédis que le peuple américain, outragé, volé, pillé, insulté et trahi comme il l’est dans son propre pays, se mettra en colère et enverra ici un Président qui expulsera du temple les manipulateurs de la monnaie. »

« Mr. Chairman, we have in this country one of the most corrupt institutions the world has ever known. I refer to the Federal Reserve Board and the Federal reserve banks. The Federal Reserve Board, a Government board, has cheated the Government of the United States out of enough money to pay the national debt. The depredations and the iniquities of the Federal Reserve Board and the Federal reserve banks acting together have cost this country enough money to pay the national debt several times over. This evil institution has impoverished and ruined the people of the United States; has bankrupted itself, and has practically bankrupted our Government. It has done this through defects of the law under which it operates, through the maladministration of that law by the Federal Reserve Board and through the corrupt practices of the moneyed vultures who control it.

What is needed here is a return to the Constitution of the United States. We need to have a complete divorce of Bank and State. The old struggle that was fought out here in Jackson’s day must be fought over again…The Federal Reserve Act should be repealed and the Federal Reserve Banks, having violated their charters, should be liquidated immediately. Faithless Government officers who have violated their oaths of office should be impeached and brought to trial. Unless this is done by us, I predict that the American people, outraged, robbed, pillaged, insulted, and betrayed as they are in their own land, will rise in their wrath and send a President here who will sweep the money changers out of the temple. » 
Réserve fédérale


Biographie succincte de l’auteur du livre « Les Traverses du pouvoir, Les révolutions et les réseaux secrets depuis 1776 »
Jean-Jules van Rooyen, a terminé sa carrière militaire en 1990. Les 8 dernières années, il a travaillé aux Plans de l’Etat-Major de la Marine Royale et au cabinet militaire du ministre de la Défense (5 ans). Pendant cette période, il a écrit le Plan Stratégique de la marine et un Plan général de défense du Flanc Nord pour l’Otan. 

En 1997, il a découvert qu’il a été le seul responsable non-franc-maçon à l’État-Major de la marine. 

De 1995 à 2007, il a été secrétaire/vice-président de EuroDéfense Pays-Bas, un lobby pan-européen pour la Défense européenne. 

Ces expériences étaient le début d’une avalanche de renseignements et d’un parcours de 12 ans de recherches approfondies sur le monde occulte et ses nombreux réseaux. Sans ces richesses historiques, uniques au monde, la publication de « Les Traverses du pouvoir, Les révolutions et les réseaux secrets depuis 1776 », n’aurait jamais vu le jour. 

Sources 

Note
[1] L’impeachment est une procédure américaine, qui signifie « mise en accusation », permettant au pouvoir législatif de destituer un haut fonctionnaire.



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