Le chef de l'Etat algérien quitterait ses fonctions en vertu de l'article 102 de la Constitution, qui prévoit l'empêchement du président pour cause de maladie grave et durable.

Après plus d’un mois de manifestations populaires pour réclamer son départ du pouvoir, le président Abdelaziz Bouteflika s’apprêterait à démissionner en vertu de l’article 102 de la Constitution, ont rapporté dimanche soir des chaînes de télévision algériennes. Cette démission pourrait intervenir à partir du 2 avril prochain. 

Un nouveau gouvernement a été annoncé pour tenter d’apaiser la contestation populaire inédite à laquelle le pouvoir algérien est actuellement confronté. Conduit par Noureddine Bedoui, qui avait été désigné Premier ministre le 11 mars, ce gouvernement est composé de 27 membres, dont seulement huit faisaient déjà partie de l’ancien. Le général Ahmed Gaïd Salah, qui avait appelé à démettre Abdelaziz Bouteflika de ses fonctions, conserve par ailleurs son portefeuille de vice-ministre de la Défense nationale.

Cependant, ils sont nombreux à craindre une continuité du pouvoir après la démission du président, avec un passage de témoin entre les cadres dirigeants du parti de Bouteflika. Beaucoup redoutent également que l'appel d’Ahmed Gaïd Salah au recours à l'article 102 de la Constitution ne soit qu'une manœuvre du gouvernement et de l’armée pour préserver le pouvoir, même après la démission de Bouteflika.

L'utilisation de l'article 102 engendrerait en effet un intérim de 135 jours avant la tenue de nouvelles élections, contre 90 en cas de démission pure et simple. En cas d'empêchement pour raisons de santé, comme souhaité par l’armée, la Constitution prévoit, de plus, que l'intérim soit assuré par le Président du Conseil de la nation, qui n’est autre qu’Abdelkader Bensalah, qui a longtemps été en faveur d'un cinquième mandat d'Abdelaziz Bouteflika.








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