Qui succédera au président Bouteflika en cas de l’application de l’article 102 de la Constitution, comme suggérée par le vice-ministre de la Défense nationale, chef d’état-major de l’ANP, Ahmed Gaid Salah, ce mardi 26 mars ? 

Sur la question, la Loi fondamentale a codifié ce volet relatif à la présidence de la République. En l’occurrence, le deuxième homme de l’Etat, le président du Sénat, Abdelkader Bensalah. Ce dernier devrait, selon le texte, prendre l’intérim du chef de l’Etat avant d’organiser une présidentielle dans un délai de 90 jours. 

Abdelkader Bensalah est l’actuel président du Conseil de la nation depuis 2002, il a été réélu à son poste le 9 janvier 2013, puis le 29 janvier 2019. 

La polémique au sujet de ses origines … 
L’éventualité de la nomination à ce poste de président par intérim suscite déjà des résistances de par certains milieux, notamment au sein de la classe politique, certains attestant qu’il ne peut prétendre à prendre l’intérim du Président à cause de sa nationalité d’origine. Ces deniers affirment qu’il serait d’origine marocaine et aurait été naturalisé après l’indépendance. 

Une affirmation démentie par l’homme, à l’époque de cette rumeur (2013) en précisant qu’il était né en Algérie dans un village de la région de Tlemcen, à la frontière avec le Maroc. 
« Cherchez mes origines et mes racines et vous les trouverez dans les profondeurs du Djebel Fellaoucène, à Tlemcen, là où sont nés mes parents et mes ancêtres, là où je suis né aussi, là où ils ont grandi, vécu et décédé. (…) Si vous voulez savoir qui je suis, allez au village de Mahrez, daïra de Fellaoucène, ouvrez les registres de l’état civil de la commune et interrogez ceux que vous voulez », avait-il, alors, expliqué.
 Bio-express 
  • Depuis 2002 : président du Conseil de la nation. 
  • 30 novembre 2004 : élu en séance plénière président de l’Union parlementaire africaine. 
  • De 1997 à 2002 : président de l’Assemblée populaire nationale algérienne. 
  • De 1994 à 1997 : président du Conseil national de la transition. 
  • De 1993 à 1994 : membre et porte-parole de la commission du Dialogue national. 
  • De 1993 à 1993 : directeur de l’information et porte-parole du ministère des Affaires étrangères. 
  • De 1989 à 1993 : ambassadeur algérien auprès du Royaume d’Arabie saoudite ainsi que de l’Organisation de la conférence islamique. 
  • De 1977 à 1989 : élu député de la Wilaya de Tlemcen. 
  • De 1974 à 1977 : directeur général du quotidien arabophone El Chaab. 
  • De 1970 à 1974 : directeur du Centre algérien de l’information et de la culture à Beyrouth (Liban). 


0 commentaires:

Enregistrer un commentaire

 
Top