Les immigrés sont les sujets de politiques publiques des pays d’immigration et d’émigration. Par l’appellation MRE, Marocains Résidant à l’Étranger, le Maroc entend bien rappeler à tous ses ressortissants un lien originel d’affiliation qui ne pourrait en aucun cas être rompu, ou être oublié. 

La mise en place de droits et dispositifs distinctifs s’est substituée au contrôle direct des populations migrantes. Les MRE, ne sont pas tous conscients de bénéficier de mesures spécifiques. La méconnaissance des lois marocaines ne permet aux MRE silencieux de revendiquer ce statut. 

L’exercice simultané de citoyennetés entraîne des contradictions. Ces interrogations (liées au statut personnel) éclairent les dilemmes persistants lors des héritages et du droit de vote. 

Les MRE numériques deviennent, eux, ambassadeurs du pays. La modernité des réseaux sociaux supplée en partie à leur absence physique. Le migrant est délivré du sentiment de n’être jamais chez lui. Mais les difficultés concrètes d’exercice des droits posent la question de l’existence politique et symbolique de cette communauté aux attaches territoriales virtuellement multiples. 

Pour tous, se pose la question de l’héritage des biens mais aussi des histoires familiales et du devoir de mémoire vis-à-vis des ascendants enterrés au Maroc.





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